R2PA nous invite à
revenir sur une information ou un événement marquants,
et à séchapper pour quelques instants du
flot informationnel qui nous presse. À peine y pense-t-on
que lon nous parle déjà dun fait naissant
qui démode les nouvelles dhier. On finirait par
croire que les informations ont une espérance de vie
proche de la phalène, cest lère de
linstantané permanent.. .Est-ce que information
jetable implique que la pensée le soit ? ;-)
On
glisse sur les images de lactualité, alors que
chacun sait que les grands thèmes de société
demandent temps et réflexion. Et si cherchait à
toucher le plus essentiel, cest-à-dire ces interrogations
qui agitent lhomme depuis la nuit des temps ? Nous proposons
de tracer des pistes communes et dexplorer des points
de vue afin que notre pensée cyberhumaniste senrichisse
Le
premier numéro de R2PA est consacré à laffaire
de la famille Nash. La naissance dAdam (bébé
né par fécondation in vitro dans le dessein de
soigner sa sur malade) donne un coup daccélérateur
au débat bioéthique. En effet, on se rend compte
que nous ne sommes plus dans le théorique, et que nous
glissons vers les pratiques concrètes. Même si
le clonage humain nest pas encore une réalité,
dès maintenant, la médecine du futur et les biotechnologies
nous mettent face à de profonds et incontournables dilemmes
.
Humainement vôtre,
Cyberhumanisme.org - Les Humains
Associés
Libération
" L'histoire est belle. Elle est tragique. Adam, enfant
sans doute désiré, a été créé
pour servir de traitement à sa sur. Il est le premier
enfant issu d'une sélection génétique d'embryons
réalisée dans l'intérêt d'un tiers.
" Néanmoins, Libé précise que "
d'autres parents sont en rapport avec son institut. Nulle doute
qu'Adam est un beau bébé et une publicité
efficace ".
Dailleurs, selon The
Adviser les parents ont payé 200,000 $ pour l'opération
(IVF traitement), ils ont congelé six embryons car ils
pensent élargir leur famille. Les parents ont déclaré
"Ethique ? J'aurais fait n'importe quoi pour sauver ma
fille".
Le
Monde : "À ceux qui s'inquiéteraient
de telles avancées et de l'usage qui peut désormais
être ainsi fait d'embryons humains conçus et sélectionnés
dans l'unique but de soigner un enfant malade, le docteur Verlinsky
se veut rassurant. Pour lui, cette méthode ne doit pas
effrayer, ne serait-ce que parce que la technique du diagnostic
pré-implantatoire est, depuis plusieurs années
déjà mise en uvre pour prévenir la
naissance d'enfants atteints de certaines maladies génétiques.
Nous ne fabriquons pas des embryons sur mesure, nous sommes
juste en train de diagnostiquer des maladies, a-t-il explique.
Qu'on le fasse avant la naissance ou après celle-ci,
il n'y a pas de différence. "
LHumanité
propose un entretien d'Axel Kahn, membre du comite d'éthique
qui est enthousiaste par rapport a cette première médicale.
Il précise néanmoins que " dans le cas
du clonage, on ne crée pas l'embryon comme un enfant
à aimer, mais uniquement comme un produit matériel
utilisable avant sa destruction ".
TF1.fr
: "C'est un cas unique. L'embryon a été choisi
non seulement parce qu'il etait libre de toute mutation génétique,
mais aussi parce qu'il etait le meilleur donneur possible"
a déclare le docteur Yury Verlinsky, directeur du département
de génétique et procréation a l'Institut
de Chicago. "
Des spécialistes de l'éthique
s'interrogent. "Est-ce un enfant désire d'une
forme élaborée de produit pharmaceutique ?"
Et ce d'autant plus que 14 embryons, dont plusieurs parfaitement
sains, ont été sacrifiés pour obtenir ce
bébé controversé. (Cyberscience).
CNN.Com
: "Jeff Kahn, le directeur de l'Université du Centre
du Minnesota pour la Bioéthique explique a CNN.Com qu'examiner
des embryons pour des maladies est éthiquement accepté
parce que c'est le meilleur pour l'enfant. Mais le cas de la
famille de Nash est différent, l'embryon qui est devenu
Adam a été aussi choisi pour des caractéristiques
qui profiteraient à quelqu'un d'autre - sa sur.
Cette procédure de criblage a été employée
pour environ 300 enfants dans le monde entier. Mais CNN souligne
que la technologie soulève aussi une question difficile
: est-il éthique de choisir les traits d'un futur
enfant ?"
Edito
de René Trégouët "La science,
quelle que soit sa puissance, ne peut apporter à l'homme
autre chose que des réponses scientifiques à des
questions scientifiques. Elle ne peut en aucun cas répondre
aux interrogations fondamentales de l'homme en matière
existentielle, spirituelle et morale. Nous ne pouvons qu'être
émerveillés devant les progrès inimaginables
des sciences de la vie et les perspectives d'amélioration
de la condition humaine dont ils sont porteurs.
Mais ce légitime enthousiasme
ne doit pas altérer notre lucidité, ni réduire
nos exigences morales qui doivent au contraire être à
la hauteur de ces avancées fulgurantes. Au-delà
de la prochaine et nécessaire actualisation de notre cadre
législatif sur la bioéthique, il nous appartient
de réfléchir ensemble à ces questions fondamentales
et de veiller à ce que la science reste à jamais
au service de l'humanité dans sa diversité et de
l'homme dans sa liberté et sa dignité irréductibles.
"