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NON À LA LOGIQUE DE GUERRE]
L'Autre Amérique
Paix et justice, pas
la vengeance
"Nous sommes tous américains" clamait le Monde,
il y a un an. Pourtant, une année
après, les sondages montrent que l'anti-américanisme
s'étend dans le monde. Et une majorité de Français
n'aiment pas la politique américaine. Dans "De la
guerre comme politique étrangère des Etats-Unis"[1],
Noam Chomsky revient sur cinquante ans d'interventions militaires
américaines, que ce soit au Vietnam, en Amérique
Centrale, en Afrique ou en Asie. Une liste terrible de combats
et de morts qui ont aussi semé la haine des "Etats-Unis"
sur leur passage. En Amérique Latine, on n'oublie pas ce
triste 11 septembre 1973, au cours duquel le président
chilien Salvador Allende fut assassiné avec la complicité
du président Nixon et de son conseiller Henry Kissinger
[2], pour établir la terrible dictature du général
Pinochet dont ils connaissaient tous les faits et gestes, crimes
et actes de tortures. Cela fait cinquante ans que les Etats-Unis
utilisent la "guerre de la terreur" pour le "Bien"
contre le "Mal", et le terrorisme d'État au nom
de la liberté, des droits de l'homme et de la démocratie.
C'est cette politique étrangère qui est combattue
de par le monde et dont George Bush est le caricatural représentant.
Et cette Amérique-là, en effet, n'est pas aimable.
"Ils ont
volé les élections par une sorte de coup d'Etat
légal en novembre 2000", Paul Auster
Les
fondations de cette présidence reposent sur les marécages
de la Floride. Comme nous le rappelle l'écrivain Paul Auster
: "Vous savez à quel point je suis opposé à
l'administration Bush. Je pense qu'il s'agit d'un gouvernement
illégitime, qu'ils ont volé les élections
par une sorte de coup d'Etat légal en novembre 2000"
[3]. Le dirigeant de "la plus grande démocratie du
Monde" (mais l'est-elle encore ?) a été élu
président "à pile ou face" (comme nous
l'écrivions dans nos colonnes en septembre 2000[4].
Mais l'Amérique
de Bush n'est pas toute l'Amérique. Il y en a une autre,
celle de la réelle démocratie et des vraies libertés.
En première ligne, on trouve les associations pour la défense
des libertés civiles qui dès la première
heure ont dénoncé les dérives sécuritaires
de la Maison-Blanche. Un an après l'attaque, les langues
qui s'étaient jusque-là autocensurées se
délient. Car ceux qui osaient critiquer la politique de
l'Oncle Sam était accusés de trahison. Aujourd'hui,
cette autre Amérique se réveille. Elle dénonce
les traitements infligés aux prisonniers "sans droits"
de Guantanamo, et les diverses lois et mesures antiterroristes.
Aux États-Unis, il est désormais autorisé,
entre autres, de fouiller au domicile d'un suspect sans mandat,
d'écouter les conversations entre un avocat et son client.
La liberté de la presse a aussi été fortement
malmenée. Il y a surveillance des moyens de communication
et de l'Internet planétaire. Pire, le ministère
de la Justice est en train de créer un système de
délation à léchelle du pays entier,
"Terrorism Information and Prevention System" (Tips),
sur le modèle de la Stasi, la police politique de la RDA.
Il pourrait compter environ 10 millions d"agents de
renseignement civils"[5]. "Si je suis en colère,
dit l'écrivain Russell Banks, c'est à cause de l'attitude
du gouvernement qui se livre à une véritable exploitation
commerciale du 11 septembre. C'est effrayant. Tout est prêt,
aujourd'hui, pour que s'instaure un jour un gouvernement fasciste
aux Etats-Unis" [6]. Le 11 septembre, "Lady Liberty"
a été touchée en plein cur. Et cette
Amérique-là fait peur.
Exemple de cette résistance
à l'Amérique Bushienne, le discours de Paul Auster
pour qui New York n'est pas seulement une ville, mais une idée.
"Je pense que le temps est venu, maintenant, de transposer
la loyauté de l'Etat vers les individus, c'est-à-dire
de devenir new-yorkais plus qu'américain. [...] Ma devise
aujourd'hui, cest "USA out of NY" ("Les États-Unis
hors de New York")"[7]. Ces autres Américains,
ceux qui ne parlent pas par la bouche du président Bush
font entendre leur voix : "Notre chagrin n'est pas un cri
pour la guerre", clame un de leur slogan.
"Notre
chagrin n'est pas un cri pour la guerre"
Une photo
de la manifestation "Pas en notre nom" (Not in
our name) sur Union Square, le 11 septembre 2002 à
9h45. Une centaine de personnes sont invitées à
prendre un moment et à s'allonger pour réfléchir."Vous
pouvez dire que je suis un doux rêveur, mais je ne
suis pas le seul. J'espère qu'un jour vous nous rejoindrez...
pour que le monde puisse vivre uni." John Lennon
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- notinourname.net
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À l'instar des pacifistes
israéliens de Gush Shalom ou de Shalom Archav, qui malgré
leurs souffrances appellent à la paix, il y a des Américains
qui manifestent contre la guerre. Hier, ils étaient contre
la riposte en Afghanistan, aujourd'hui ils sont contre l'invasion
de l'Irak. Ils sont à Washington, San Francisco, New York
Ces Américains font des marches, des concerts, des cérémonies,
allument des bougies, ils font des prières pour les morts
et pour la paix. Sur Union Square, le 11 septembre à 9h45,
une centaine de militants du groupe "Pas en notre nom"
(Not in our name) se couchaient sur la route pour dire "les
New-Yorkais disent Non à la Guerre". La veille du
11 septembre, des habitants de Washington organisaient une veillée
aux chandelles dans Washington Square Park. Et plusieurs milliers
de manifestants se sont rassemblés à Manhattan contre
les appels renforcés de l'administration Bush en faveur
d'une invasion de l'Irak (voir photos).
Ils ne sont peut-être
pas représentatifs de la majorité, mais ils existent,
même s'ils apparaissent moins dans nos médias. Devant
l'ONU, le 12 septembre, au moment même où le président
Bush faisait son discours guerrier, le groupe "Earth to Bush"
déployait une banderole sur un bateau : "Earth to
Bush : No Iraq War"[8] ("La Terre à Bush : Pas
de Guerre de lIrak").
"notre
gouvernement se sert du souvenir de notre fils comme justification
pour faire souffrir d'autres fils"
Des familles de victimes
militent pour la paix. Juste après les "attentats
du 11", un couple, les Rodriguez, parent d'une victime, écrivait
à la Maison-Blanche une lettre intitulée "Pas
au nom de notre fils" : "Ce que nous ressentons, c'est
que notre gouvernement se sert du souvenir de notre fils comme
justification pour faire souffrir d'autres fils, d'autres parents
dans d'autres pays."[9] Il y a aussi Rita Lasar, cette ancienne
femme d'affaire new-yorkaise de 70 ans. Son frère, Abe
Zalmanowitz, est mort alors qu'il aurait pu se sauver, dans l'effondrement
de la première tour, aux côtés d'un ami en
fauteuil roulant qu'il n'a pas voulu abandonner, parce que celui-ci
ne pouvait pas être évacué.
À la National Cathedral,
pendant la cérémonie du 11 septembre, le Président
Bush a prié pour Abe Zelmanowitz et son courage. Mais "W.
" a refusé de rencontrer Rita Lasar et d'autres membres
de l'association "Peaceful Tomorrows" pour discuter
de la création d'un fond pour les victimes afghanes, civiles
innocentes de la campagne de bombardements. Rita refuse elle aussi
que la mort de son frère serve la propagande de Bush qui
en a fait un héros du 11 septembre. Elle est allée
en Afghanistan pour rencontrer des familles qui ont perdu des
proches dans les bombardements américains. Depuis son retour,
Rita est devenue une détractrice passionnée de la
"guerre contre la terreur". (voir
encadré)
"Allez-y
franchement. Détruisez tout" dixit Rumsfeld
Dimanche
8 septembre 2002. Marche pour la paix et le deuil, de Times
Square à Union Square. Des milliers de personnes
se sont rassemblées à Time Square et ont descendu
Broadway jusqu'à Union Square. Les banderoles appelaient
à la protection des libertés civiles et à
la fin des discriminations raciales dans l'application des
lois. De nombreux New-Yorkais sont venus s'opposer à
la militarisation croissante des États-Unis et à
la guerre en Irak, tout en écoutant les familles
des disparus du WTC plaider pour la paix.
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- ramonaphoto
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Car il y a de quoi s'inquiéter,
même si Colin Powell tente de tempérer les élans
guerriers du président Bush, il y a aussi le secrétaire
à la Défense Donald Rumsfeld un homme "dont
la vision du monde se situe légèrement à
la droite de Gengis Khan", daprès Tony Gaenslen,
avocat démocrate [10]. On a appris récemment, via
la chaîne de télévision américaine
CBS, que Rumsfeld "avait demandé à ses collaborateurs
de préparer des plans pour frapper l'Irak dans les heures
qui ont suivi les attentats du 11 septembre". "Comme
toutes les informations convergeaient sur ben Laden, Rumsfeld
a ordonné à l'armée de préparer des
frappes. Et à 14h40, une note rédigée par
M. Rumsfeld recommande : "Juger s'il serait bon de frapper
SH (Saddam Hussein) en même temps. Pas seulement Oussama
ben Laden". Près d'un an après les attentats,
il y a très peu de preuves impliquant l'Irak, selon CBS,
mais si ces notes sont exactes, cela importait peu à M.
Rumsfeld. "Allez-y franchement. Détruisez tout",
encourageait ce dernier (9). En outre, la Maison-Blanche n'exclut
pas l'utilisation d'armes nouvelles contre les cibles de l'Axe
du Mal : bombes E et mini-bombes nucléaires (mini-nukes)
pourraient être au menu. L'Etat américain ne cache
pas son intention de s'installer durablement en Afghanistan et
en Irak pour servir ses intérêts énergétiques.
Saddam, le dictateur qui a longtemps collaboré avec les
Américains (un document vient de révéler
que l'administration Reagan a donné des informations stratégiques
à Saddam Hussein pour lui permettre de gazer les Kurdes
dans les années 80 [11]), est assis sur une mine d'or noir.
L'Irak disposerait, selon de nombreux experts, des premières
réserves pétrolières mondiales - de l'ordre
de 150 milliards de barils, si ce nest plus [12]
Alors les opposants de
Bush réagissent. Sur le Net, il y a un foisonnement d'analyses
et d'articles critiques qui paraissent dans la cyber-presse indépendante.
L'ancien gouverneur texan, Judas du protocole de Kyoto soutenu
par les lobbies pétroliers, peut provoquer une troisième
guerre mondiale pour contrôler le pétrole irakien,
tout comme la riposte afghane dissimulait un enjeu économique
et énergétique : la construction du fameux pipeline.
"Il n'existe
pas de "guerre propre" qui fasse "zéro morts"
"La guerre est une
mesure de dernier recours, peut-on lire dans une pétition
en ligne. Elle ne laisse derrière elle que dévastation
et anéantissement. Elle détruit peuples et sociétés,
saccage lenvironnement, laisse des enfants orphelins et
coûte beaucoup d'argent. Cet argent devrait être dépensé
pour apporter aux gens des vies meilleures, des services médicaux
et de l'éducation". Certains n'oublient pas la réalité
de la guerre et les pertes humaines qu'elle implique les
"dommages collatéraux" dans le jargon de Rumsfeld.
Un professeur d'Économie, Marc Herold, de l'Université
du New Hampshire [13], a conduit une étude indépendante,
un vrai travail de fourmi, notant méticuleusement, le nombre
de victimes afghanes citées chaque jour par les médias.
Il estime que les bombardements américains en Afghanistan
ont causé la mort de 3,767 civils. Outre les civils, des
milliers d'autres personnes seraient mortes pendant la riposte;
puisqu'on évoque l'existence de charniers qui cachent des
talibans morts d'asphyxie dans des camions qui les transféraient
d'une prison à une autre, ce qui serait un crime de guerre.
Dans son article "Une année en Afghanistan"[14],
Robert Fisk raconte comme un village fût terrorisé
par une attaque de militaires américains. Sans raison apparente,
ceux-ci ont tué un chef de tribu de 12 000 familles tribales
locales, Haji Birgit Khan, âgé de 85 ans, d'une balle
dans la tête, une petite fille fuyant les hommes en uniforme
est morte dans un puits. Ce n'était qu'une bavure. Une
parmi d'autres ? Il n'existe pas de "guerre propre",
ni de "frappes chirurgicales" ou de guerre qui fasse
"zéro morts". Et à ce bilan, combien faudrait-il
ajouter de victimes des effets "indirects" du 11 septembre
en Tchétchénie, en Israël et en Palestine ?
Des milliards
pour la guerre, pas pour le social ou l'environnement
Les
citoyens américains qui sont contre l'invasion de l'Irak
sont nombreux, et dépassent largement le cadre des militants
pacifistes habituels. De plus en plus d'Américains osent
critiquer les erreurs de l'administration Bush. Ils réclament
une autre politique, moins belliqueuse, plus sociale et plus écologique
aussi, car les milliards de crédits accordés à
l'armée auraient pu être alloués aux systèmes
de santé et aux systèmes éducatifs des États-Unis,
à l'aide aux pays en développement et à la
recherche d'énergies renouvelables. Au contraire, ces milliards
serviront à la conception du fameux et très coûteux
"bouclier anti-missiles"(le programme NMD, National
Missile Defence), dans la droite lignée de la "guerre
des étoiles" de Reagan. "La justice, pas la vengeance"
répondent en chur les pacifistes et des parents et
proches des victimes. Leur discours est le contraire de la haine
et de l'esprit de revanche. Ensemble, nous pouvons dire "appelons
à la paix globale et à la justice", car avant
tout, nous sommes tous terriens.
Natacha Quester-Séméon,
Les Humains Associés
Septembre 2002, Paris
September
11: the peace campaigner
Mardi 9 septembre 2002 - BBC, Film de Graham Satchell sur une
militante pour la paix.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/breakfast/2245601.stm
Les
attaques horribles du 11 septembre ont unifié le peuple
américain comme jamais auparavant. Ce pays est en état
de guerre.
Mais parmi ceux qui ont
été le plus directement touchés, certains
ont commencé à dire : "Pas en mon nom".
Lorsquun avion vient percuter lédifice où
travaille votre frère ou votre fils, le monde entier change
pour vous.
Quand elle en a le courage,
Rita Lasar se rend à léglise de St Paul, tout
près de "ground zero". Cest ici quont
été célébrés les hommages aux
victimes du 11 septembre.
Rita vient là pour
rendre hommage à la mémoire de son frère
Abe Zalmanowitz. " Il y a une douleur dans mon cur
qui nest pas encore partie cest devient plus
vive lorsque je viens ici beaucoup plus vive ", me
dit-elle.
Abe était au 27e
étage du World Trade Centre. Il aurait pu séchapper
facilement. Mais il a décidé de rester avec son
ami Ed qui ne pouvait pas descendre les marches il était
en chaise roulante. Ils sont morts ensemble au moment de leffondrement
de la première tour.
Rita ma dit : "Lorsquun
avion vient percuter lédifice où travaille
votre frère ou votre fils, le monde entier change pour
vous."
Et le monde de Rita a complètement
changé depuis un an. Cela a commencé le 11 septembre,
mais la date du 14 septembre est presque aussi importante pour
elle.
Ce jour-là, le président
Bush a prononcé un discours qui soulignait lhéroïsme
de son frère en particulier. Rita explique : "Je me
suis dit " Mais bien sûr, ils vont utiliser la mort
et le geste de mon frère pour justifier de tuer des gens
en Afghanistan". Et cela ma horrifiée presque
autant que sa mort.
Rita était si bouleversée
par lidée dafghans innocents se faisant tuer
quelle a décidé daller là-bas.
Dun village à
lautre elle trouvait des maisons détruites et des
parents affolés de douleur. Elle tenta de transmettre une
lettre à lambassade des États-Unis, mais elle
fut refoulée. Depuis son retour, Rita est devenue une détractrice
passionnée de la guerre contre le terrorisme.
Rita me dit : "Les
Américains veulent croire que nous sommes le peuple le
meilleur, le plus bon, le plus libre et le plus généreux
du monde. Mais toute cette aide et tout cet argent nest
donné que pour servir nos propres intérêts.
Que faisons-nous ? Nous semons les graines de la haine contre
nous-même, et nous sommes un peuple bon."
La vie de Rita a été
bouleversée depuis un an. À lage de 70 ans,
elle est devenue une activiste.
Elle est toujours rongée
par le chagrin causé par la perte de son frère
mais elle craint aussi pour lavenir de son pays.
BBC
Voir le
reportage vidéo de la BBC
peacefultomorrows.org
Mouvements pacifistes :
peacefultomorrows.org
www.notinourname.net
Appel
ý la rÈsistance ´ Pas en notre nom ª

Mercredi
11 septembre 2002. À Union Square, "les New-Yorkais
disent Non à la Guerre" ont fait le silence
pour réfléchir au sujet de l'attaque. notinourname.net
nyc.indymedia.org
- ramonaphoto@yahoo.com
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Références
[1] "De la guerre comme politique
étrangère des États-Unis". Noam Chomsky
est professeur au Massachusetts Institute of Technologie (MIT)
à Boston (USA). Sa carrière scientifique se double
d'une vie et d'une oeuvre de militant libertaire.http://www.leschroniques-demadamechang.net/
textes/textes_epicure/livres/chomsky_politique_etrangere.htm
[2] Le Nouvel Obs. Les agents
secrets américains appelaient leurs homologues chiliens
" les monstres " - Quand la CIA enfonce Pinochet
http://pages.infinit.net/mcrit/articles/cia_chili.html
[3]La révolte des écrivains
américains (Paul Auster, Russell Banks,Arthur Miller),
l'Express
http://listes.fluxus.net/wws/arc/agora/2002-09/msg00100.html
Voir aussi le fil de discussion dans notre forum " Cétait
le 11 septembre "http://www.humains-associes.org/cgi-bin/ikonboard/ikonboard.cgi?act=ST;f=18;t=1
[4] Et si, aux Etats-Unis, on
votait plutôt au hasard, en tirant à pile ou face
? Novembre 2000. Une réflexion entre math et politique
d'un cyberhumaniste, Etienne Parizot, astrophysicien et chercheur
au CNRS. http://www.cyberhumanisme.org/pileouface.html
[5] L'Amérique de George
W. Bush, paru dans L'Express du 05/09/2002
Délation made in USA par Gilbert Charles
http://listes.fluxus.net/wws/arc/agora/2002-09/msg00075.html
[6] La révolte des écrivains
américains (Paul Auster, Russell Banks,Arthur Miller),
l'Express
http://listes.fluxus.net/wws/arc/agora/2002-09/msg00100.html
[7]
http://www.earthtobush.org - Reportage vidéo de l'opération
http://www.indymedia.org/video/
[8] "Pas au nom de notre
fils"
http://www.cyberhumanisme.org/matiere/tousterriens/11.html
[9] "Le cas Bush - Pourquoi
cet homme est dangereux", Marianne: http://listes.fluxus.net/wws/arc/agora/2002-03/msg00023.html
[10] Dépêche AFP
: Rumsfeld voulait frapper l'Irak dès le 11 septembre 2001:
http://listes.fluxus.net/wws/arc/agora/2002-09/msg00070.html
[11] Le Monde, 18 août 2002
-Révélations sur la collaboration passée
entre Washington et Bagdad
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3222--287653-,00.html
[12] 11 SEPTEMBRE : UN AN APRÈS,
Le pétrole irakien, objectif majeur
Extraits : " Les réserves prouvées de l'Irak
en pétrole se montent à 115 milliards de barils,
ce qui place le pays au deuxième rang mondial, juste derrière
l'Arabie Saoudite. Selon le ministre irakien du Pétrole,
Faleh al-Khayat, sans embargo, son pays disposerait actuellement
d'une capacité de production de 6 à 7 millions de
barils par jour. Le chiffre ne doit rien au hasard : c'est la
production de l'Arabie Saoudite. Quant aux réserves prouvées,
elles se montent à 115 milliards de barils, ce qui place
l'Irak au deuxième rang mondial, juste derrière
le royaume wahhabite. Mais nombre d'experts estiment que l'Irak
dispose des premières réserves mondiales - de l'ordre
de 150 milliards, voire plus. On comprend mieux l'intérêt,
pour les Etats-Unis, d'installer un régime "ami"
à Bagdad. Avec "seulement" 10 milliards de dollars
d'investissements, la production irakienne pourrait augmenter
de 2 millions de barils par jour, ce qui permettrait une chute
des cours de près de 8 dollars par baril " - http://www.liberation.fr/page.php?Article=51631
[12] Un professeur d'Économie,
Marc Herold, de l'Université du New Hampshire. Une étude
indépendante:
« BAVURES » AMÉRICAINES, FAMINE ET
LUTTES DE CLANS
L'Afghanistan retombe dans le chaos
http://www.monde-diplomatique.fr/2002/05/HARRISON/16484
The innocent dead in a coward's war
http://www.guardian.co.uk/comment/story/0,3604,621931,00.html
http://rawa.fancymarketing.net/civilian_fr.htm
(même article traduit en français)
Who Will Count the Dead?
U.S. Media Fail to Report Civilian Casualties in Afghanistan By
Marc W. Herold
http://www.media-alliance.org/mediafile/20-5/index.html
http://www.media-alliance.org/mediafile/20-5/dossier/herold12-6.html
http://www.cursor.org/stories/civilian_deaths.htm
http://pubpages.unh.edu/~mwherold/
(diagramme format excel)
[13] "Une année en
Afghanistan", Robert Fisk
http://listes.fluxus.net/wws/arc/agora/2002-09/msg00009.html
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Non
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Forum en ligne ouvert depuis le 17 août 2002, avec des infos
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LES INTELLECTUELS, UN AN APRÈS
LE 11 SEPTEMBRE
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suprêmes », par Daniel Lazare.
http://www.monde-diplomatique.fr/2002/08/LAZARE/16785
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ressources : "Non à l'invasion de l'Irak"
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