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[PORTO ALEGRE 2002]
Spécial : La Bataille de Doha

Outra Palavras (D'Autre Mots), bulletin en ligne du portail - Porto Alegre 2002 - n°16 - Lundi, 19 novembre 2001

 

La guerre qui peut déterminer les destins du 21e siècle n'a pas lieu en Afghanistan: elle a commencé vendredi dernier, dans la capitale du Qatar

Si savoir comment seront les conflits des décennies à venir peut vous intéresser, tournez-vous vers Kaboul, Mazar-e-Charif ou Washington. Observez les missiles "intelligents" qui s'écrasent sur des villages de civils. Notez que dans la coalition internationale conduite par les EUA il existe des "démocraties" qui n'ont pas entamé des discussions avec leurs sociétés sur la guerre, et notez aussi qu'il existe des dictatures qui ont été convaincues par l'argument des dollars. Vérifiez que l'Empire se consacre avec grand soin de former, pour l'Afghanistan, un nouveau gouvernement, sur lequel il pourra exercer un contrôle parfait, et ainsi il sera facile, par la suite, de construire des oléoducs et des gazoducs pour garantir le pétrole et le gaz de la Mer Caspienne. Remarquez les atteintes aux libertés individuelles commises dans les nations "libres" au nom de la lutte contre l'ennemi extérieur: prison arbitraire d'étrangers, possibilité d'employer la torture et de perpétrer des meurtres politiques (à condition qu'ils soient employés et perpétrés à l'étranger...), droit de surveiller les communications téléphoniques et par Internet, droit de pouvoir censurer les informations. Notez que les médias se taisent devant tout ça, car ils ne sont plus presse, ils sont juste une (grande) entreprise, et qu'eux aussi misent sur la guerre comme une arme contre la crise du système dans lequel ils font leurs affaires prospérer. Mais allez encore plus loin. Essayez de voir les intérêts qui se cachent derrière ce cirque grand-guignolesque. Pour cela, il vous suffit juste de tournez votre regard vers Doha, la capitale de l'émirat du Qatar, où a lieu, depuis vendredi dernier, la quatrième Réunion Interministérielle de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Les deux plateaux de scène se trouvent — de façon emblématique — au Moyen Orient; l'Afghanistan et le Qatar, lieux de tant d'épisodes décisifs de l'Histoire de l'homme, voilà où l'Empire tente de façonner le siècle selon son point de vue. À Kaboul et à Mazar-e-Charif, on montre ses griffes. Mais à Doha on dévoile la vision du monde. Et si, comme dans les années 1980, le capitalisme pouvait être encore une fois sauvé de la crise sans qu'on fasse des concessions aux sociétés mais, au contraire, au moyen d'une nouvelle concentration de pouvoir et de richesse? Et si le chemin à prendre était celui de transformer en marchandises ce qui maintenant est tenu comme une ordonnance de droits? Deux textes publiés ces derniers jours par le mouvement ATTAC, en Suisse et en France (où le document a beaucoup d'autres signataires), voient la réunion de Doha comme un mouvement en ce sens là. L'objectif de l'OMC, dit le texte suisse, est la marchandisation de "toutes les activités humaines: l'agriculture, les services, la santé, l'éducation, la culture, le patrimoine génétique, l'eau et même la pollution atmosphérique!".

Une tournée semée d'embûches

L'ATTAC-Suisse a traité à fond les faits. L'Organisation nous rappelle que l'objectif de la rencontre interministérielle est de déclencher le round de négociations commerciales qui ont échoué il y a deux ans à Seattle. Et, à partir de documents officiels (en particulier du brouillon de la résolution de Doha, que l´OMC elle-même a divulgué il y a quelques semaines), nous montre les trois principaux buts de la rencontre:

>> 1. Promouvoir la marchandisation des services publics et des biens communs:

Réunis autour de lobbies puissants, les grands groupes internationaux du secteur des services jugent que le moment est arrivé d'éliminer certains "obstacles" à leurs activités. Ils proposent d'élargir l'Accord Général sur le Commerce des Services (l'AGCS ou GATS en anglais), qui réduit la souveraineté des États pour légiférer sur la matière. Ces lobbies savent qu'il sera plus facile par la suite de démanteler les réseaux gratuits d'enseignement et de santé qui répondent aux besoins de tous dans plusieurs pays d'Europe et d'Asie, et les systèmes de sécurité sociale qui n'ont pas de buts lucratifs, mais qui existent fondés sur la solidarité. Ils excitent leur cupidité en regardant le Sud de la planète. Ici, quelques législations réservent aux travailleurs et aux entreprises nationales un éventail d'activités qui comprennent, selon chaque pays, les transports, la navigation fluviale, les services financiers, les assurances, l'enseignement, la santé, l'aide judiciaire, l'assainissement, la production d'énergie et tant d'autres. Si de telles "barrières" se maintiennent, si rien de tout cela ne peut pas être transformé en marchandise, pensent les mega-multinationales du secteur, comment faire pour élargir les affaires et vaincre la crise?

>> 2. Subordonner la souveraineté des États aux "droits" des investisseurs

À l'ordre du jour d'une éventuelle nouvelle tournée de libéralisation commerciale il existe plusieurs accords dont le but est d'élargir encore plus le pouvoir de l'OMC — et de réduire, par conséquent, le pouvoir des sociétés et des États. On parle de protocoles sur l'exploitation des forêts, sur la production culturelle, et, le plus important, dans l'élargissement du MIC, l'accord qui existe déjà sur les investissements.

L'ATTAC-Suisse dénonce: il s'agit dans la pratique, d'une tentative de résurrection de l'Accord Multilatéral sur les Investissements (AMI). Proposé par les grandes corporations, il y a cinq ans, et pas signé en 1998, après la mobilisation internationale qui a précédé les grandes protestations mondiales contre le néolibéralisme, il accordait des larges pouvoirs aux multinationales pour bloquer la démocratie et la conquête de nouveaux droits sociaux. L'accord permettait que les entreprises puissent porter plainte contre les États, et qu'elles puissent toujours demander des indemnisations, quand des mesures de n'importe quelle nature — par exemple, une réduction de la journée de travail, une mesure prise pour défendre l'industrie nationale, pour défendre les consommateurs, un nouveau code pour l'environnement était voté — pourraient réduire leurs marges de bénéfices.

Dominer le Sud, pour des miettes

>> 3. Ouvrir les marchés agricoles et finir avec la thèse de la souveraineté alimentaire :

Pour le grand étonnement des néolibéraux, ni tous jugent que la fonction de l'agriculture est de produire des aliments à des prix chaque fois moins chers et avec des bénéfices toujours plus importants. Les luttes des agriculteurs, la mémoire des grandes famines, les inquiétudes avec l'environnement et la défense des cultures régionales ont permis que les concepts de multifonctionnalité de la terre et de souveraineté alimentaire se définissent. Ces concepts ont été en partie intégrés aux législations, surtout en Europe et au Japon. Les États protègent les paysans qui s'intéressent à la culture des aliments de base de la diète nationale (comme le riz, pour les Japonais) et qui s'intéressent à les produire tout en respectant la nature. Ces États offrent à ces agriculteurs des subsides. Les citoyens sont conscientes qu'il est plus cher de produire dans ces conditions, et en plus sans tenir compte des grandes surfaces de terre ou sans l'accès aux capitaux dont disposent les grandes multinationales des agro-affaires. Mais elles n'ont aucune intention de laisser tomber leurs droits sociaux, ou la protection de la nature, de la culture alimentaire et du paysage.

Coûte que coûte voulant marcher sur les petits agriculteurs, les mega-corporations agricoles, cherchent le soutien des pays du Sud, pour finir avec les subsides. Elles ont le soutien des gouvernement et des médias. Elles déclarent que l'ouverture du marché européen et japonais permettrait de doubler les exportations d'aliments vers des pays comme le Brésil. Mais elles cachent l'essentiel: 1. Toutes les sociétés qui vont soumettre leur agriculture à la logique des marchés seront incapables de développer des politiques qui respectent l'agriculteur et la nature; 2. Il n'y a que les grandes propriétés, qui n'offrent presque pas de postes de travail et qui produisent en faisant usage massivement de pesticides, qui seraient capables d'exporter de grands volumes; 3. Si elle est adoptée, l'ouverture des marchés agricoles ne sera que la miette que les pays riches vont offrir au Sud en échange d'une chose beaucoup plus importante: le contrôle des secteurs industriels et de services, par la mise en place des mesures que nous venons d'exposer. Exactement comme pendant la période coloniale, le "Tiers Monde" devra se contenter de son rôle de producteur des produits primaires, et remettre le filet mignon de ses économies aux entreprises étrangères.

La guerre a établi l'ordre du jour...

La réunion de Doha est, dans tous les sens, un fruit de la guerre lancée par l'Empire sous prétexte de combattre le terrorisme. Dans un autre texte, également disponible dans les agences indépendantes de nouvelles qui existent sur l'Internet, l'analyste américain Greg Palast raconte l'effort fait par la Maison pour instrumentaliser les attentats contre New York et Washington, en les utilisant pour servir à la nouvelle tournée de l'Organisation Mondiale du Commerce. Le 11 septembre, les malentendus entre les pays qui jouent un rôle plus décisif à l'intérieur de l'OMC (EUA, Union Européenne, Japon, Inde) étaient si profonds que la plus grande partie des observateurs avait des doutes sur la confirmation même de la rencontre de Doha.

Au long de son article, intitulé de façon suggestive Djihad du Commerce, Palast décrit les mouvements faits par le secrétaire de commerce des EUA, Robert Zoellick, à partir des attentats. Les tours du World Trade Center flambaient encore quand il a déclaré, contre toute logique, que la meilleure façon de faire face au terrorisme était de promouvoir le "libre" commerce. Il s'est lancé ensuite à une série de contacts internationaux dans lesquels il a présenté des arguments qui montraient que si la tournée n'était pas faite cela signifierait une défaite inacceptable pour les EUA, dans un moment politique délicat. La Maison Blanche était si déterminée à faire une démonstration de force qu'elle a contrarié son propre discours officiel sur la sécurité et le terrorisme. Doha est enclavée dans le cœur du Moyen Orient, à deux heures à peine de vol aussi bien de l'Afghanistan que de l'Iraq. Si les deux étaient vraiment les centres de la terreur, il ne serait risque de concentrer aussi près d'eux autant de diplomates, d'autorités, d'hommes d'affaires? Ou tous les sacrifices seront justifiables, au nom de la Djihad du Commerce ?

... mais elle n'a pas aplani les intérêts

Á Seattle, il y a deux ans, les divergences entre les propres pays riches ont été un combustible explosif qui a aidé à détoner la déflagration d'une nouvelle tournée de libéralisation commerciale. Il est probable que quelque chose de pareil se passe à Doha. Quoique solidaires de l'Empire, les grands conglomérats d'entreprises qui ont siège en d'autres nations du Nord et les États qui les représentent n'ont pas l'habitude de renoncer à leurs intérêts.

Les technocrates européens accepteraient de bon gré de retirer les subsides des agriculteurs qui après tout gênent le progrès des affaires agricoles dans leur continent. Mais il serait nécessaire d'obtenir des compensations. Les EUA admettraient, par exemple, que les multinationales françaises d'assainissement, les plus puissantes du monde, pénètrent dans leurs marchés? Ils seraient disposés à revoir leur législation anti-dumping, reconnue comme arbitraire et dans la pratique une barrière pour protéger les producteurs locaux quand ils ne sont pas capables d'envisager les concurrents européens, asiatiques et même du Sud de la planète?

Le 19 octobre, Aileen Kwa, du centre d'études asiatiques Focus on the Global South, a écrit un excellent rapport sur l'état dans lequel se trouvaient les négociations. Son texte suggère une très forte tension entre deux mouvements contradictoires. D'un côté, les divergences entre les pays plus influents dans l'Organisation Mondiale du Commerce étaient "pires qu'avant Seattle". D'un autre, les EUA et les dirigeants même de l'OMC menaient un effort frénétique pour arriver a un accord quelconque. Aileen a signalé que le premier brouillon de déclaration finale pour la réunion de Doha avait été divulgué le 26/9; et que dans les trois semaines suivantes rien moins que deux rencontres internationales avaient eu lieu dans les coulisses — l'une a Singapour, l'autre à Mexico. Ouverte finalement le 10 novembre, la réunion de Doha semble confirmer, jusqu'au moment où nous fermons cette édition de Outras Palavras, les tensions et les difficultés de faire des pronostics avant la clôture des travaux, fixée pour le 15.

De l'unité dans le camp qui résiste

Quelle attitude adopter face à une nouvelle tournée? L'accepter, au nom du prétendu risque d'une récession mondiale, en cas de son échec? Si la nouvelle tournée a commencé, de l'intérieur, chercher à empêcher les pires positions de prévaloir? Ou lutter pour qu'elle ne commence pas — et, de cette façon, ouvrir le chemin pour bâtir, dans l'opinion publique, une alternative?

Pendant ces derniers mois, le mouvement de résistance à la mondialisation capitaliste a construit une magnifique unité autour de la seconde position. Depuis le 9 novembre, des centaines de manifs ont commencé à éclater dans les cinq continents, en s'opposant toujours à une tournée qui serait, au fond, un nouveau choc de mondialisation néolibérale. L'ATTAC français a créé une page spéciale pour les faire connaître. Seulement là il y a notice de 130 initiatives, en 12 pays. Conséquence inévitable de la contre-offensive lancée par l'Empire après le 11 septembre, les manifs ne seront pas aussi massives comme celle de Gênes, le 20 juillet. On sent, en particulier, l'absence de plus grandes protestations dans les États-Unis mêmes.

Mais la multiplication, dans toute la planète, de la volonté de résister à une nouvelle tournée indique que le mouvement naissant contre le néolibéralisme continue vivant, qu'il garde l'ambition de transformer le monde, qu'il n'est pas disposé à amoindrir ses exigences. Deux, parmi les nombreux manifestes lancés sur la réunion de Doha, aident à démontrer aussi bien la diffusion que le caractère radical de la critique à l'OMC. Le premier est un manifeste rédigé par le Council of Canadians — un bien connu centre d'études du Nord — et signé par des centaines d'organisations du monde entier. Dans ses paragraphes finals, le texte rend clair que les signataires, comme beaucoup d'autres, voient la bataille actuelle comme une partie d'une grande marche vers l'autre société: "Un système de commerce international juste exige des changements qui vont au-delà de l'OMC. Il doit assurer les droits et le bien-être des travailleurs et paysans qui produisent les biens et les services. (...) Nous assumons le compromis de mobiliser les sociétés dans nos pays pour lutter pour de telles exigences et défier les politiques injustes de l'OMC. Nous appuierons, au moyen de campagnes internationales de solidarité, d'autres peuples et pays qui soient disposés à le faire (...) Il est temps de répandre dans tout le monde l'esprit de Seattle"...

Le second document a un sens symbolique encore plus fort. C'est le résultat d'une rencontre qui a réuni, entre le 5 et le 8 novembre, à Beyrouth, des mouvements sociaux et des organisations des cinq continents — mais en particulier rattachés au monde arabe. Il est facile d'imaginer les difficultés de dévier l'attention vers des sujets mondiaux, dans cette région si marquée par la violence de l'État israélien, des gouvernements maintenus par l'Empire, des fondamentalismes. Nonobstant, le texte révèle une analyse profonde et détaillée sur le rôle de l'OMC et en même temps un large débat sur des alternatives. Ses conclusions sont claires et encourageantes: "Notre monde n'est pas à vendre et les vies et le bien-être des êtres humains ne sont pas matière de commerce". En d'autres mots, Le monde n'est pas une marchandise, ce sentiment et ce drapeau partagés par chaque fois plus de mouvements et plus de gens — et qui se trouvent juste à côté de Kaboul et de Doha...


Outras Palavras(D´Autres Mots) est le bulletin en ligne du portail portoalegre2002.org
Des versions en portugais, en espagnol et en anglais sont disponibles.

Référence : Outra Palavras (D'Autre Mots) - n°16 - Lundi, 19 novembre 2001
Reproduit par Cyberhumanisme avec l'accord du site.


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