Les
spots de pub nous bombardent déjà d'idées
de cadeaux, deux mois avant les fêtes. Cest une
telle injonction commerciale, qu'on montre même un père
Noël sur le point de se faire lyncher parce quil
na pas apporté aux petits monstres ce quils
attendaient ! Dans quelques semaines, nous commencerons à
penser aux cadeaux et aux jouets à offrir, mais que savons-nous
sur leur condition de fabrication ? Achetons-nous les yeux fermés
?
"Lorsque j'achète des jouets, dit la pétition
du comité "de l'éthique sur l'étiquette",
je veux être sûr qu'ils soient produits dans des
conditions décentes. Or, actuellement, aucune des entreprises
qui commercialisent des jouets ne me fournit d'information fiable
sur la façon dont ils sont fabriqués. J'aimerais
pouvoir choisir un magasin qui me garantisse le respect des
droits sociaux fondamentaux."
Il faut savoir que les ouvriers asiatiques, en majorité
des femmes , ont des rémunérations lamentables.
Ils gagnent entre 430 F et 600 F par mois incluant les heures
supplémentaires, les primes de respect des quotas. Ces
ouvriers sont pour la plupart contraints de travailler entre
10 et 16 heures par jour, 6 ou 7 jours par semaine ! Comme la
majorité des ouvriers sont payés à la pièce,
ils ne reçoivent jamais de rémunération
pour heures supplémentaires. Les problèmes respiratoires
et les évanouissements sont fréquents, la santé
de ces personnes est souvent diminuée par les émanations
de produits.
Le Collectif éthique pour l'étiquette qui réunit
cinquante organisations propose une liste des chaînes
de distributions et leur contact (courrier électronique)
pour faire pression sur elles. Le collectif qui existe depuis
1995, mène des campagnes de sensibilisation pour créer
un label social, pour assurer entre autres, le respect des droits
sociaux fondamentaux des travailleurs.
Natacha Quester-Séméon
Vous êtes invité à signer
la pétition ci-dessous.
Combien compte coûte réellement
ce que nous achetons ?
L'épidémie de firmes affreuses, un exemple :
"Vous venez de vous offir pour 350 F la paire de Nike dont
vous rêviez. Vous êtes vous demandé où
allait l'argent ? Le schéma vous montre que la part des
salaires (6 F, soit 1,72% de vos 350F) est bien inférieure
à celle de la publicité (16 F). Vous voyez que
si on doublait le salaire des ouvriers, cela n'augmenterait
pas nécessairement le prix de la chaussure. Il suffirait
de réduire les frais de pub ou les bénéfices
des marques et des distributeurs".
Source : CFIE (Centre français d'Information
sur les Entreprises) du 11/11/97 (document : collectif
"éthique pour l'étiquette")

*Nike est cité à titre d'exemple
mais ces remarques sont valables pour la plupart des marques.