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Soutien à Safiya et à Amina

SOS pour Amina… après Safiya Husseini
"Condamnée à mort pour avoir donné la vie"

Page évolutive. v. 5.2
- 28 août - 2002 -

SOS Amina
• Amnesty : Message Flash Amina Lawal
(27 août 2003)

 

Safiya Husaini acquittée
• Compte rendu du assemblement à Paris, 5 mars 2002

Appel au Rassemblement (5 mars 2002, Marche des femmes)
• Quoi faire ? écrire et signer des pétitions
• Compte rendu du Rassemblement 5 mars 2002
• Appel du rassemblement "sauver Safiya"
• Rassemblement à Paris, 15 janvier (compte rendu)

• Des liens pour s'informer

 

SOS pour Amina Lawal


Il avait eu Safiya, et aujourd’hui, une autre Nigériane, Amina Lawal âgée de 30 ans déjà mère de deux enfants, vient d’être condamné à mort (elle sera ensevelie vivante et lapidée !) Sa condamnation a été confirmée lundi 19 août. Son crime ? Avoir donné naissance à une petite fille hors mariage. "Arrêtée le 4 mars par des habitants de Kurami, son village, retrace Cybersolidaire, elle a déclaré qu'elle était sortie ces 11 derniers mois avec Yahaya Mohammed qui aurait promis de l'épouser si elle consentait à avoir des relations sexuelles avec lui. Il a admis sa relation avec Amina, mais il a bien sûr nié avoir eu des relations sexuelles avec elle. Le tribunal a retiré les charges portées contre lui, Amina n'ayant pas pu présenter 4 hommes témoins comme l'exige la charia."

Amina sera exécutée, par lapidation début 2004, une fois qu'elle aura élevé sa fillette de huit mois, Wasila.

Grâce au travail des ONGS de défense des droits de l'homme et de la femme, et à une vaste mobilisation internationale, Safiya a été acquittée, aujourd'hui, il est encore possible d'agir, notamment en écrivant à l'Ambassade du Nigeria de votre pays. Nous proposons, une série de liens pour agir.

Cyberhumanisme

 


Lapidation pour adultère: Obasanjo exprime sa sympathie pour la jeune femme

Peine de mort confirmée pour une Nigériane accusée d'adultère

FUNTUA (Nigeria) (AFP) - La Cour d'appel islamique de Funtua (Etat de Katsina, nord du Nigeria) a confirmé lundi la condamnation à mort par lapidation d'une jeune femme pour adultère.

Suivant le jugement en première instance, le juge Aliyu Abdullahi a ordonné que Amina Lawal, 30 ans, soit exécutée par lapidation à partir de janvier 2004, une fois qu'elle aura élevée sa fillette de huit mois, Wasila.

A la lecture du verdict, le public présent dans la salle d'audience s'est exclamé "Allah est grand", tandis que la condamnée fondait en larmes, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les avocats de la défense ont annoncé qu'ils déposeront un nouvel appel contre ce jugement. Si cette condamnation est appliquée, Amina Lawal, 30 ans, serait la première Nigériane exécutée par lapidation depuis l'introduction de la Charia (loi islamique) dans douze Etats du nord du Nigeria ces trois dernières années. Amina Lawal avait été condamnée à mort le 22 mars dernier par le tribunal de Bakori, dans l'Etat de Katsina, parce qu'elle avait avoué attendre un troisième enfant alors qu'elle était divorcée et mère de deux enfants.

Selon la charia, une femme mariée une première fois, même si elle a divorcé, commet un adultère si elle a des relations sexuelles sans être remariée. La grossesse est la seule preuve requise. Son cas est la deuxième affaire dans laquelle une femme est condamnée à la lapidation pour adultère aux termes de la Charia, dans un pays où les relations entre communautés chrétienne et musulmane sont extrêmement tendues.

Ses avocats espéraient pouvoir convaincre la Cour d'appel d'infirmer le jugement de première instance, comme l'avait fait une autre Cour d'appel islamique pour Safiya Husseini, 25 ans, condamnée à la lapidation pour les mêmes motifs et acquittée en appel en mars dernier. Ils avaient promis que si la Cour de la petite ville de Funtua, à 300 km au nord de la capitale Abuja, choisissait de confirmer la condamnation à mort, ils intenteraient un nouveau recours - devant la Cour d'appel islamique de l'Etat de Katsina, puis devant la Cour suprême du Nigeria. Mais Amina, malade et sous pression depuis des mois, avait déclaré aux journalistes lors de la dernière audience, le 6 août, qu'elle accepterait le verdict de la cour, quel qu'il soit. "Je m'en remets à Allah", avait-elle conclu, tout en berçant son bébé dans ses bras devant le bâtiment en béton du tribunal.

Plutôt que de remettre en cause la Charia et la compétence de la Cour, les défenseurs d'Amina, un avocat d'Abuja et un expert en Charia, ont préféré arguer que l'accusation était infondée. La défense plaide qu'Amina Lawal a conçu son enfant avant l'instauration de la charia dans l'Etat de Katsina, même si sa naissance, preuve de son "adultère", est survenue après. Le procureur, Isma'il Ibrahim, avait quant à lui, lors de l'audience du 6 août, demandé à la cour de confirmer la sentence prononcée par le tribunal islamique de Bakori.

La Cour d'appel islamique de Funtua a d'ores et déjà décidé que, quel que soit son verdict, l'exécution ne pourrait avoir lieu avant janvier 2004 pour permettre à Amina d'élever sa dernière fille, Wasila, née en décembre 2001. Les défenseurs des droits de l'Homme et certaines organisations internationales ont tiré la sonnette d'alarme, soulignant que le cas d'Amina démontrait clairement que la loi islamique, telle qu'appliquée au Nigeria, discriminait les femmes. Depuis le retour du gouvernement civil en 1999, douze Etats du nord - où les musulmans sont majoritaires - ont remis en vigueur la Charia, attisant les tensions entre communautés chrétienne et musulmane, et provoquant des émeutes qui ont fait plusieurs centaines de morts. Malgré une tentative pour déclarer inconstitutionnelle la loi islamique, le gouvernement fédéral a pour le moment évité la confrontation directe avec les gouverneurs de ces Etats.
http://fr.news.yahoo.com


A l'initiatice du MRAP -
Manifestation lundi 26 août 2002, 18h30 à devant l'Ambassade

 


 

Amina Lawal : envoyez un mail au Président de la République avec Amnesty (formulaire d'expédition en ligne)

Mr.President CHIEF OLUSEGUN OBASANJO GCFR

The Presidency Federal Secretariat, Shehu Shagari Way, Abuja, Nigeria

Monsieur le Président,

J'ai été profondément choqué (e) d'apprendre la confirmation par la Cour d'appel islamique de Funtua de la condamnation àla lapidation d'Amina Lawal.

Je vous demande avec insistance de :

• garantir l'intégrité physique et psychologique d'Amina Lawal et de sa famille ;

• prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la primauté du droit au Nigéria et en particulier le respect de l'interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants comme les châtiments corporels ;

• garantir aux femmes leurs droits fondamentaux, y compris le droit de ne pas être victimes de discrimination fondée sur le statut social ou le genre, ainsi que le droit de ne pas être torturées ni soumises à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;

• veiller en toutes circonstances au plein respect des droits humains et des libertés fondamentales, conformément aux normes nationales et internationales ;

• condamner fermement la condamnation à mort d'une femme qui vient juste d'avoir un enfant et qui est la mère de quatre autres enfants ;

• veiller au respect des droits fondamentaux de tous les êtres humains.

Dans l'espoir que vous comprendrez l'émotion et le dégoût qu'une telle condamnation suscite dans l'opinion internationale, recevez, Monsieur le PrÈsident, l'expression de ma considération très inquiète

Formulaire d'expédition

 



ADRESSES

Ambassade du Nigeria dans votre pays

- His Exellency Olusegun Obasanjo, President of the Republic - The Presidency Federal Secretariat - Phase II, Shehu Shagari Way - Abuja, Nigeria - Télécopieur : 234 9 523 21 36 (bureau de la presse) - mailto:public@nopa.net

- Alhaji Sule Lamido, Minister of Foreign Affairs - Maputo Street - Zone 3 Wuse District - Abuja, Nigeria - Télécopieur : 234 9 523 02 08

- Kanu Godwin Agabi, Minister of Justice - Ministry of Justice - New Federal Secretariat complex - Shehu Shagari Way

Abuja, Federal Capital Territory - Nigeria - Télécopieur : 234 9 523 52 08
- Alhaji Uman Musa Yar'adua, Governor - Office of the Military Administrator - Katsina, Katsina State - Nigeria



2ème proposition de courrier-type


A adresser à :
Ambassade du Nigeria
173 avenue Victor Hugo
75116 Paris
tel : 01 47 04 68 65
fax 01 47 04 47 54
e-mail : ambitnig@alpha.linkserve.com ou embassy@nigeriaparis.com


Monsieur l'Ambassadeur,  

Je me permets de vous contacter à la suite de la récente condamnation à mort d’Amina Lawal par des tribunaux appliquant la loi islamique dans le nord du Nigéria. Amina Lawal a été condamnée à mort par le tribunal islamique de Bakori (Katsina) le 22 mars 2002 pour avoir donné naissance à une petite fille en novembre dernier, alors qu’elle est divorcée depuis juin 2000. Elle a fait appel de ce verdict. Je considère que le droit à la vie est sacré et que nul individu ne doit être condamné à mort. A ce titre, je salue l'action du Président Obasanjo, qui, lors de son arrivée au pouvoir, a commué en peines de prison, l'ensemble des condamnations à mort. Je m’oppose à la peine de mort partout dans le monde, en Afrique comme au Japon et aux Etats-Unis.

Je tiens également à saluer la déclaration de Kanu Agabi, ministre de la Justice, qui a récemment affirmé qu’« un musulman ne devrait pas être soumis à une punition qui ne serait pas appliquée à d'autres Nigérians pour la même infraction », ajoutant qu’ « une telle disparité n’est pas seulement contraire à la Constitution, mais aussi à l'équité ». Il est en effet essentiel que tous les Nigérians soient égaux devant la loi.


Tous ceux préoccupés par la peine de mort se félicitent également de la décision de la cour d’appel de Sokoto de relaxer Safiya Husaini.

Je suis préoccupé/e par le fait qu’Amina Lawal n’ait pas été informée clairement du sens de son inculpation ni de ses droits. Amina Lawal n’aurait pas eu la possibilité d’appeler des témoins à la barre. Sa condamnation à mort viole donc le droit international qui dispose que la peine de mort ne doit s'appliquer que pour les crimes les plus graves et que tout prévenu passible de la peine de mort doit bénéficier d'une assistance juridique.

Je vous serais reconnaisssant/e de bien vouloir porter cette lettre à la connaissance de ‘Umar Musa Yar’Adua, Gouverneur de l’Etat de Katsina. Vous remerciant de l'attention que vous voudrez bien porter à cette lettre, je vous prie de croire, Monsieur l'Ambassadeur, en ma plus haute considération.


Extrait du site : <www.abolition-ecpm.org/nigeria2.htm>



3ème proposition de lettre :


(voir adresse ci-dessus)

« Monsieur le Président de la République du Nigéria,

Je vous demande instamment de mettre en œuvre tous les moyens dont vous disposez en raison de vos responsabilités de Président de la République, pour concéder la grâce à Amina Lawal, une autre jeune mère nigérienne condamnée à être ensevelie vivante et lapidée à mort pour les mêmes raisons que Safyia, précédemment.

Ma démarche se fonde sur la conviction que ce traitement inqualifiable, cruel, inhumain et dégradant, est une violation du droit fondamental à la vie proclamé par la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Par ailleurs, le Nigeria est un Etat fédéral dont la constitution ne prévoit pas que la peine de mort puisse être prononcée par des tribunaux religieux appliquant la charia, loi islamique.

Pourtant on assiste actuellement à ces condamnations de femmes à la lapidation pour adultère, prononcées dans des conditions révoltantes par des tribunaux qui ne recherchent pas la responsabilité de leurs partenaires masculins et qui condamnent en même temps leurs orphelins nouveau-nés à un abandon irrémédiable "Nous ne pouvons rester au bord de la fosse en contemplant l'ultime délit de l'intolérance, de l'ignorance et du mensonge !"

Pour que de telles atrocités ne se puissent plus se reproduire à l’avenir, j’en appelle au Président de la République du Nigéria à saisir la Cour Constitutionnelle fédérale pour qu'elle se prononce sur l'anticonstitutionnalité de ce supplice.

Persuadé que vous ferez le nécessaire pour assurer un réel respect des droits de l’homme dans l’exercice de la justice dans tous les états du Nigéria, je vous adresse, Monsieur le Président, mes sincères salutations.

SIGNATURE

 

AMINA - LIENS POUR AGIR

Amina Lawal : envoyez un mail au Président de la République avec Amnesty (formulaire d'expédition en ligne)

Afrik - Pétition

Appel urgent pour Amina (Amnesty)

• Cybersolidaires (synthèse actualisée)

• Amnesty Internation Femmes

Informations sur Amina (l'annuaire au Féminin, France)

• Amnesty International, action pour Amina (anglais)

• Amnesty International France

Ambassade du Nigeria dans votre pays

Libération 20 août - Lapidation pour une mère nigériane divorcée

A l'initiative du PC, source : La Marche des Femmes
RASSEMBLEMENT DEVANT L'AMBASSADE DU NIGERIA
VENDREDI 23 AOUT A 12h3O
73, av. Victor Hugo 75116 Paris

A l'initiatice du MRAP - source l'annuaire au féminin
Manifestation lundi 26 août 2002, 18h30 à devant l'Ambassade
Mel MRAP - tél : 01 53 38 99 99  

 


URGENT : ABOK, AUTRE CONDAMNÉE À LA LAPIDATION (pétition)

Soutien à Safiya…

Lundi 25 mars 2002, 12h43
Acquittement de Safiya Husaini condamnée pour adultère


SOKOTO (AFP) - La cour d'appel islamique de l'Etat de Sokoto (nord du Nigeria) a acquitté lundi Safiya Husaini, 35 ans, qui avait été condamnée à la lapidation pour adultère. Mais, dans le même temps, une autre femme était condamnée à la lapidation pour adultère par une cour islamique du nord du Nigeria.

L'affaire de Safiya Husaini avait pris une dimension internationale, et avait suscité de vives protestations, notamment en Europe. Le juge en chef de la cour d'appel islamique de Sokoto, a levé l'ensemble des accusations qui peseaient sur elles. Il a fallu deux heures au tribunal pour rendre sa décision, qui avait été reportée d'une semaine.

Safiya Husaini avait été a été condamnée à mort en octobre 2001 par le tribunal islamique de Sokoto qui, constatant qu'elle avait donné naissance à une petite fille en février 2001 alors qu'elle était divorcée, l'avait déclaré coupable d'adultère. Selon la charia, une femme divorcée commet un adultère si elle a des relations sexuelles sans être remariée.

Dans un premier temps, elle avait accusé un ami de son père de l'avoir violée. En janvier, elle déclarait que le père d'Adama était, en fait, son dernier mari. Selon la charia, une femme ne peut être considérée comme adultère si elle accouche d'un enfant dont le père est son ex-mari, dans un délai pouvant aller jusqu'à sept ans après la dissolution du mariage.


Compte rendu du Rassemblement 5 mars 2002, par La Marche des Femmes - appel "sauver Safiya".

Le 5 mars au soir, de 150 personnes se sont rassemblées devant l'ambassade du Nigeria pour demander grâce et vie sauve pour Safiya.

Une délégation de 4 personnes (Femmes Solidaires - Marche mondiale des femmes/Collectif National Droits des Femmes - Choisir-la Cause des femmes et une parlementaire du PC) a été reçue à l'ambassade par le conseiller politique, Mr A.O Adesugba et lui a remis les pétitions
.

Compte-rendu succinct :

Les questions de la délégation : Nous avons dit notre inquiétude sur la situation des femmes dans les pays où la charia sévit et sur les châtiments barbares qui leur sont appliqués. Nous avons rappelé le cas d'Abok, autre jeune fille condamnée au Soudan qui a échappé à la mort mais a subi 75 coups de fouet. Nous demandons que la condamnation de Safiya soit annulée et espérons que cela pourra profiter à toutes les femmes du monde qui subissent la charia. Le président Obasanjo affirme dans un communiqué de presse que "Safiya ne sera pas condamnée à mort". Comment va-t-il intervenir ? Quelle assurance avons-nous qu'elle sera sauvée de toute forme de châtiment ? si elle est condamnée après avoir passé toutes les possibilités de recours et que le président la gracie, est-on certain que l'état du Sokoto obéira ? Ne craignez-vous pas que d'autres états du Nigeria se mettent à appliquer la charia ?

Réponse du conseillé : Il nous a « remercié pour l'intérêt international porté à Safiya... et ... assuré que nos préoccupations étaient comprises et que beaucoup de nigérians les partageaient ». Il a insisté sur le fait que « le Nigeria est un pays démocratique qui s'est engagé sur la voie du respect des droits de l'homme et de la justice et où existe la pluralité des opinions, politiques et religieuses. Mais une autre faction du Nigeria pense le contraire, notamment le Nord ». Il explique que "le Nigeria a une constitution et 36 états, une structure fédérale qui donne pouvoir aux états de légiférer sans passer par le niveau fédéral... Il faudra que l'intervention politique soit équilibrée pour ne pas gêner le processus judiciaire... l'intervention politique ne doit pas être prise comme une tentative d'escamotage de la justice». Il pense que «même à l'intérieur des juges de la cour de la charia, il y a maintenant discussion sur la nécessité de l'appliquer dans son intégralité et de la nécessité de l'adapter à l'évolution des mentalités». Pour lui « Safiya est un test pour la démocratie » Pour conclure il pense que « nous devons faire confiance au président et que Safiya sera sauvée ».

Nous prenons donc acte de la volonté de sauver Safiya et comprenons qu'il faut pour cela beaucoup de "diplomatie". Cependant, nous devons absolument rester très vigilant-es et être prêt-es, dés connu le verdict du 18 mars, à nous mobiliser de nouveau.


Texte du communiqué de presse de l'ambassade

Président Obasanjo : "Safiya ne sera pas condamnée à mort"

S'adressant à la communauté internationale lors d'une conférence de presse à Rome, le président Obasanjo s'est dit fermement convaincu que Safiya Hussaii Tunga-Tudu, la femme accusée d'adultère par un tribunal charia de Sokoto, ne sera pas condamnée à mort.

Cependant, exprimant l'espoir que la vie de Safiya soit épargnée, le président Obasanjo a déclaré qu'il s'attend à ce que soit faite "une justice qui satisfera toutes les personnes éprises de justice dans l'affaire Safiya".

Le président Obasanjo a saisit l'occasion pour remercier la communauté internationale de l'intérêt qu'elle porte au procès de Safiya, précisant que l'engouement international pour cette affaire qui concerne une femme seule, d'un village reculé, démontre évidemment que le monde est véritablement devenu un village global. A.O Adesugba pour l'ambassadeur


En attendant, continuons à faire signer la pétition en ligne ou l'envoyer par courrier :
Femmes Solidaires 25 rue du Charolais 75001 Paris
ou Marche mondiale des femmes/CNDF 104 rue des Couronnes 75020 Paris
ou Mr l'Ambassadeur, Ambassade du Nigeria, 173 avenue Victor Hugo 75016
Paris, Fax : 01 47 04 47 54.

Texte de la pétition :
"Grâce et liberté pour Safiya

Monsieur l'ambassadeur,

nous sommes profondément choqué-es par la condamnation à mort par lapidation de Safiya Hussaini. Nous demandons l'annulation de cette décision. Nous dénonçons cette condamnation barbare, violente et injustifiée. La peine de mort bafoue les droits humains les plus fondamentaux. Cette condamnation montre une fois de plus le terrible sort fait aux femmes par la charia. Nous demandons au président du Nigéria de prononcer la grâce de Safiya pour qu'elle échappe à cette peine capitale et retrouve sa liberté".

Nom et Signature


Une action écrire à l'Ambassade du Nigéria

"Le journaliste Ettore Masina demande qu'on adresse une lettre à l'ambassade du Nigeria demandant la grâce pour Safya Husseini Tungar Fudu, une femme de 30 ans, condamnée selon la législation fondamentaliste du Nigeria à être enterrée vivante jusqu'à la poitrine puis lapidée à mort pour avoir eu un enfant sans être mariée. Le père présumé a évidemmenet été absout pour insuffisance de preuves. Puisqu'on accorde aux femmes venant d'accoucher un délai de 144 jours depuis la naissance de l'enfant, l'exécution aura lieu le 12 janvier (jugement reporté au 18 mars prochain NDRL). On demande d'écrire un court message du genre :

" Je demande (nous demandons) au Président de la République du Nigeria d'accorder la grâce à Safya Husseini Tungar Fufu... "

ou encore
"Mr. Ambassador,
I ask you to plead towards the President of Nigerian Republic, for the life of Sayfa Husseini Tungar-Tudu.
Thank you"

et de l'adresser par courrier :

Ambassade du Nigeria
173 ave Victor Hugo
75016 Paris
tel 01 47 04 68 65
ou par fax : 01 47 04 47 54
ou par courriel : embassy@nigeriaparis.com

Ou cliquez ici

 

Autre signe de soutien : Ecrire une vraie lettre à ministère de la Justice du Nigéria (Amnesty)


Rassemblement pour demander la grâce de Safyia Yakubu Hussaini, mardi 15 janvier 2002.

"Condamnée à mort pour avoir donné la vie " est l'une des phrases qui figurent sur une pancarte du rassemblement de soutien à Safya Husseini, devant l'Ambassade du Nigeria à Paris. L'appel, maintenu malgré l'annonce du report du jugement au 18 mars prochain, avait été lancé par MRAP, l'info avait circulé sur la toile sans que l'on en connaisse l'origine. La mobilisation internationale pour demander la grâce de cette Nigériane de trente ans avait débuté en novembre dernier, à l'initiative d'Amnesty notamment. La majorité des manifestants, environ 60, était masculine. Plusieurs représentantes prennent la parole, des militantes de MRAP, une syndicaliste (PC) et deux musulmanes. Une femme iranienne alerte l'assistance : le combat mené par Safya est une lutte contre la charia. Les Iraniennes, les Afghanes, les Algériennes et tant d'autres femmes sont maltraitées ou parfois menacées de mort par la loi islamique. Et ce doit être un combat commun. Mumia Abu Jamal est lié à Safya Husseini par-delà des cultures et des milliers de kilomètres qui les séparent, leur bataille et leur drame personnel, symbolisent aussi l'engagement pour l'abolition de la peine de mort sur la planète. La mobilisation continuera pendant les semaines qui nous séparent du procès.

Vous pouvez, si vous le souhaitez, vous informer directement via les sites associatifs, en particulier via Amnesty qui nous invitent à écrire au Ministre de la Justice nigérien, "toute vigilance est encore recommandée et la campagne d'écriture de lettres se poursuit. " (www.droitsdesfemmes.net).

(Vous trouverez un modèle de lettre pour condamner l'emploi de toute forme de torture inhumaine et dégradante, telles que la flagellation, la lapidation au Nigéria et manifester vos préoccupations pour le cas de Madame Safyia Yakubu Hussaini).

Cyberhumanisme.org

Suite :

Appel au rassemblement à Paris le 5 mars.



SAFIYA - LIENS POUR AGIR

Page spéciale (mise à jour fréquente) de Cybersolidaire.org (Québec) :
NON aux lapidations de Safiya, de Sima et d'Afsaneh!

Liste de diffusion : Restez au courant des développements sur la libération de Safiya
http://poyel.com/safiya/#mailing

Réseau pour Safiya - page spéciale, synthèse, actions, actus
http://www.annuaire-au-feminin.tm.fr/URGENCEsafyia02.html

Pétition en ligne http://www.afrik.com/petition_main.php
Amnesty International Femmes http://www.droitsdesfemmes.net


Quelques liens pour s'informer (2002):

NIGERIA: SAFIYA POURRAIT ÉCHAPPER À LA LAPIDATION
(Les juges ont reporté leur décision au 25 mars, Libération. (Archives liste cyberhumanisme)

Dernieres nouvelles sur Safiya
Nicole de Cybersolidaire, 18 mars 2002 (Archives liste cyberhumanisme)

Des nouvelles tres encourageantes concernant Safiya
Nicole de Cybersolidaire 20 mars 2002 (Archives liste cyberhumanisme)

Pour en savoir plus sur l'application de la loi pénale coranique (Charia) au Nigeria :
Le Monde du 16/01/2002 et Human Right Watch du 23/10/2001.
Voir le site de l'ambassade du Nigeria à Paris :
http://www.nigeriaparis.com/press.htm

Le Nigeria saisi par la charia, Le Monde, 16 janvier 2002:
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3230--258497-,00.html

Une arme religieuse au service d'interets politiques" , Libération, 15 janvier2002
http://liberation.fr/quotidien/semaine/020115-010009037MOND.html

http://france.indymedia.org/front.php3?article_id=9343&group=webcast (info sur Indymédia)
http://www.radiofranceinternationale.fr/ (dossier de RFI)


URGENT : ABOK, AUTRE CONDAMNÉE À LA LAPIDATION (pétition)






 
   


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