SOS pour Amina
Lawal
Il avait eu Safiya, et aujourdhui, une autre Nigériane,
Amina Lawal âgée de 30 ans déjà mère
de deux enfants, vient dêtre condamné à
mort (elle sera ensevelie vivante et lapidée !) Sa condamnation
a été confirmée lundi 19 août. Son
crime ? Avoir donné naissance à une petite fille
hors mariage. "Arrêtée le 4 mars par des habitants
de Kurami, son village, retrace Cybersolidaire, elle a déclaré
qu'elle était sortie ces 11 derniers mois avec Yahaya
Mohammed qui aurait promis de l'épouser si elle consentait
à avoir des relations sexuelles avec lui. Il a admis
sa relation avec Amina, mais il a bien sûr nié
avoir eu des relations sexuelles avec elle. Le tribunal a retiré
les charges portées contre lui, Amina n'ayant pas pu
présenter 4 hommes témoins comme l'exige la charia."
Amina sera exécutée, par lapidation début
2004, une fois qu'elle aura élevé sa fillette
de huit mois, Wasila.
Grâce au travail des ONGS de défense des droits
de l'homme et de la femme, et à une vaste mobilisation
internationale, Safiya a été acquittée,
aujourd'hui, il est encore possible d'agir, notamment en écrivant
à l'Ambassade du Nigeria de votre pays. Nous proposons,
une série de liens pour agir.
Cyberhumanisme
Lapidation
pour adultère: Obasanjo exprime sa sympathie pour la
jeune femme
Peine de mort confirmée pour une Nigériane
accusée d'adultère
FUNTUA (Nigeria) (AFP) - La Cour d'appel islamique de Funtua
(Etat de Katsina, nord du Nigeria) a confirmé lundi la
condamnation à mort par lapidation d'une jeune femme
pour adultère.
Suivant le jugement en première instance, le juge Aliyu
Abdullahi a ordonné que Amina Lawal, 30 ans, soit exécutée
par lapidation à partir de janvier 2004, une fois qu'elle
aura élevée sa fillette de huit mois, Wasila.
A la lecture du verdict, le public présent dans la salle
d'audience s'est exclamé "Allah est grand",
tandis que la condamnée fondait en larmes, a constaté
un correspondant de l'AFP.
Les avocats de la défense ont annoncé qu'ils
déposeront un nouvel appel contre ce jugement. Si cette
condamnation est appliquée, Amina Lawal, 30 ans, serait
la première Nigériane exécutée par
lapidation depuis l'introduction de la Charia (loi islamique)
dans douze Etats du nord du Nigeria ces trois dernières
années. Amina Lawal avait été condamnée
à mort le 22 mars dernier par le tribunal de Bakori,
dans l'Etat de Katsina, parce qu'elle avait avoué attendre
un troisième enfant alors qu'elle était divorcée
et mère de deux enfants.
Selon la charia, une femme mariée une première
fois, même si elle a divorcé, commet un adultère
si elle a des relations sexuelles sans être remariée.
La grossesse est la seule preuve requise. Son cas est la deuxième
affaire dans laquelle une femme est condamnée à
la lapidation pour adultère aux termes de la Charia,
dans un pays où les relations entre communautés
chrétienne et musulmane sont extrêmement tendues.
Ses avocats espéraient pouvoir convaincre la Cour d'appel
d'infirmer le jugement de première instance, comme l'avait
fait une autre Cour d'appel islamique pour Safiya Husseini,
25 ans, condamnée à la lapidation pour les mêmes
motifs et acquittée en appel en mars dernier. Ils avaient
promis que si la Cour de la petite ville de Funtua, à
300 km au nord de la capitale Abuja, choisissait de confirmer
la condamnation à mort, ils intenteraient un nouveau
recours - devant la Cour d'appel islamique de l'Etat de Katsina,
puis devant la Cour suprême du Nigeria. Mais Amina, malade
et sous pression depuis des mois, avait déclaré
aux journalistes lors de la dernière audience, le 6 août,
qu'elle accepterait le verdict de la cour, quel qu'il soit.
"Je m'en remets à Allah", avait-elle conclu,
tout en berçant son bébé dans ses bras
devant le bâtiment en béton du tribunal.
Plutôt que de remettre en cause la Charia et la compétence
de la Cour, les défenseurs d'Amina, un avocat d'Abuja
et un expert en Charia, ont préféré arguer
que l'accusation était infondée. La défense
plaide qu'Amina Lawal a conçu son enfant avant l'instauration
de la charia dans l'Etat de Katsina, même si sa naissance,
preuve de son "adultère", est survenue après.
Le procureur, Isma'il Ibrahim, avait quant à lui, lors
de l'audience du 6 août, demandé à la cour
de confirmer la sentence prononcée par le tribunal islamique
de Bakori.
La Cour d'appel islamique de Funtua a d'ores et déjà
décidé que, quel que soit son verdict, l'exécution
ne pourrait avoir lieu avant janvier 2004 pour permettre à
Amina d'élever sa dernière fille, Wasila, née
en décembre 2001. Les défenseurs des droits de
l'Homme et certaines organisations internationales ont tiré
la sonnette d'alarme, soulignant que le cas d'Amina démontrait
clairement que la loi islamique, telle qu'appliquée au
Nigeria, discriminait les femmes. Depuis le retour du gouvernement
civil en 1999, douze Etats du nord - où les musulmans
sont majoritaires - ont remis en vigueur la Charia, attisant
les tensions entre communautés chrétienne et musulmane,
et provoquant des émeutes qui ont fait plusieurs centaines
de morts. Malgré une tentative pour déclarer inconstitutionnelle
la loi islamique, le gouvernement fédéral a pour
le moment évité la confrontation directe avec
les gouverneurs de ces Etats.
http://fr.news.yahoo.com
A
l'initiatice du MRAP -
Manifestation lundi 26 août 2002, 18h30 à devant
l'Ambassade
Amina
Lawal : envoyez un mail au Président de la République
avec Amnesty (formulaire
d'expédition en ligne)
|
Mr.President CHIEF OLUSEGUN OBASANJO GCFR
The Presidency Federal Secretariat, Shehu Shagari Way,
Abuja, Nigeria
Monsieur le Président,
J'ai été profondément choqué
(e) d'apprendre la confirmation par la Cour d'appel islamique
de Funtua de la condamnation àla lapidation d'Amina
Lawal.
Je vous demande avec insistance de :
garantir l'intégrité physique et
psychologique d'Amina Lawal et de sa famille ;
prendre toutes les mesures nécessaires pour
assurer la primauté du droit au Nigéria
et en particulier le respect de l'interdiction de la torture
et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
comme les châtiments corporels ;
garantir aux femmes leurs droits fondamentaux,
y compris le droit de ne pas être victimes de discrimination
fondée sur le statut social ou le genre, ainsi
que le droit de ne pas être torturées ni
soumises à des peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants ;
veiller en toutes circonstances au plein respect
des droits humains et des libertés fondamentales,
conformément aux normes nationales et internationales
;
condamner fermement la condamnation à
mort d'une femme qui vient juste d'avoir un enfant et
qui est la mère de quatre autres enfants ;
veiller au respect des droits fondamentaux de tous
les êtres humains.
Dans l'espoir que vous comprendrez l'émotion et
le dégoût qu'une telle condamnation suscite
dans l'opinion internationale, recevez, Monsieur le PrÈsident,
l'expression de ma considération très inquiète
Formulaire
d'expédition
|
ADRESSES
Ambassade
du Nigeria dans votre pays
- His Exellency Olusegun Obasanjo, President of the Republic
- The Presidency Federal Secretariat - Phase II, Shehu Shagari
Way - Abuja, Nigeria - Télécopieur : 234 9 523
21 36 (bureau de la presse) - mailto:public@nopa.net
- Alhaji Sule Lamido, Minister of Foreign Affairs - Maputo Street
- Zone 3 Wuse District - Abuja, Nigeria - Télécopieur
: 234 9 523 02 08
- Kanu Godwin Agabi, Minister of Justice - Ministry of Justice
- New Federal Secretariat complex - Shehu Shagari Way
Abuja, Federal Capital Territory - Nigeria - Télécopieur
: 234 9 523 52 08
- Alhaji Uman Musa Yar'adua, Governor - Office of the Military
Administrator - Katsina, Katsina State - Nigeria
2ème proposition de courrier-type
A adresser à :
Ambassade du Nigeria
173 avenue Victor Hugo
75116 Paris
tel : 01 47 04 68 65
fax 01 47 04 47 54
e-mail : ambitnig@alpha.linkserve.com
ou embassy@nigeriaparis.com
Monsieur l'Ambassadeur,
Je me permets de vous contacter à la suite de la récente
condamnation à mort dAmina Lawal par des tribunaux
appliquant la loi islamique dans le nord du Nigéria.
Amina Lawal a été condamnée à mort
par le tribunal islamique de Bakori (Katsina) le 22 mars 2002
pour avoir donné naissance à une petite fille
en novembre dernier, alors quelle est divorcée
depuis juin 2000. Elle a fait appel de ce verdict. Je considère
que le droit à la vie est sacré et que nul individu
ne doit être condamné à mort. A ce titre,
je salue l'action du Président Obasanjo, qui, lors de
son arrivée au pouvoir, a commué en peines de
prison, l'ensemble des condamnations à mort. Je moppose
à la peine de mort partout dans le monde, en Afrique
comme au Japon et aux Etats-Unis.
Je tiens également à saluer la déclaration
de Kanu Agabi, ministre de la Justice, qui a récemment
affirmé qu« un musulman ne devrait pas être
soumis à une punition qui ne serait pas appliquée
à d'autres Nigérians pour la même infraction
», ajoutant qu « une telle disparité
nest pas seulement contraire à la Constitution,
mais aussi à l'équité ». Il est en
effet essentiel que tous les Nigérians soient égaux
devant la loi.
Tous ceux préoccupés par la peine de mort se félicitent
également de la décision de la cour dappel
de Sokoto de relaxer Safiya Husaini.
Je suis préoccupé/e par le fait quAmina
Lawal nait pas été informée clairement
du sens de son inculpation ni de ses droits. Amina Lawal naurait
pas eu la possibilité dappeler des témoins
à la barre. Sa condamnation à mort viole donc
le droit international qui dispose que la peine de mort ne doit
s'appliquer que pour les crimes les plus graves et que tout
prévenu passible de la peine de mort doit bénéficier
d'une assistance juridique.
Je vous serais reconnaisssant/e de bien vouloir porter cette
lettre à la connaissance de Umar Musa YarAdua,
Gouverneur de lEtat de Katsina. Vous remerciant de l'attention
que vous voudrez bien porter à cette lettre, je vous
prie de croire, Monsieur l'Ambassadeur, en ma plus haute considération.
Extrait du site : <www.abolition-ecpm.org/nigeria2.htm>
3ème proposition de lettre :
(voir adresse ci-dessus)
« Monsieur le Président de la République
du Nigéria,
Je vous demande instamment de mettre en uvre tous les
moyens dont vous disposez en raison de vos responsabilités
de Président de la République, pour concéder
la grâce à Amina Lawal, une autre jeune mère
nigérienne condamnée à être ensevelie
vivante et lapidée à mort pour les mêmes
raisons que Safyia, précédemment.
Ma démarche se fonde sur la conviction que ce traitement
inqualifiable, cruel, inhumain et dégradant, est une
violation du droit fondamental à la vie proclamé
par la Déclaration universelle des droits de lhomme.
Par ailleurs, le Nigeria est un Etat fédéral dont
la constitution ne prévoit pas que la peine de mort puisse
être prononcée par des tribunaux religieux appliquant
la charia, loi islamique.
Pourtant on assiste actuellement à ces condamnations
de femmes à la lapidation pour adultère, prononcées
dans des conditions révoltantes par des tribunaux qui
ne recherchent pas la responsabilité de leurs partenaires
masculins et qui condamnent en même temps leurs orphelins
nouveau-nés à un abandon irrémédiable
"Nous ne pouvons rester au bord de la fosse en contemplant
l'ultime délit de l'intolérance, de l'ignorance
et du mensonge !"
Pour que de telles atrocités ne se puissent plus se reproduire
à lavenir, jen appelle au Président
de la République du Nigéria à saisir la
Cour Constitutionnelle fédérale pour qu'elle se
prononce sur l'anticonstitutionnalité de ce supplice.
Persuadé que vous ferez le nécessaire pour assurer
un réel respect des droits de lhomme dans lexercice
de la justice dans tous les états du Nigéria,
je vous adresse, Monsieur le Président, mes sincères
salutations.
SIGNATURE
AMINA
- LIENS POUR AGIR
Amina
Lawal : envoyez un mail au Président de la République
avec Amnesty (formulaire d'expédition
en ligne)
Afrik
- Pétition
Appel
urgent pour Amina (Amnesty)
Cybersolidaires (synthèse actualisée)
Amnesty Internation Femmes
Informations
sur Amina (l'annuaire au Féminin, France)
Amnesty International, action pour Amina (anglais)
Amnesty International France
Ambassade
du Nigeria dans votre pays
Libération 20 août - Lapidation
pour une mère nigériane divorcée
A l'initiative du PC, source : La
Marche des Femmes
RASSEMBLEMENT DEVANT L'AMBASSADE DU NIGERIA
VENDREDI 23 AOUT A 12h3O
73, av. Victor Hugo 75116 Paris
A l'initiatice du MRAP - source l'annuaire
au féminin
Manifestation lundi 26 août 2002, 18h30 à devant
l'Ambassade
Mel MRAP - tél
: 01 53 38 99 99
URGENT
: ABOK, AUTRE CONDAMNÉE À LA LAPIDATION (pétition)
Soutien à Safiya
Lundi 25 mars 2002, 12h43
Acquittement de Safiya Husaini condamnée pour adultère
SOKOTO (AFP) - La cour d'appel islamique de l'Etat de Sokoto
(nord du Nigeria) a acquitté lundi Safiya Husaini, 35
ans, qui avait été condamnée à la
lapidation pour adultère. Mais, dans le même temps,
une autre femme était condamnée à la lapidation
pour adultère par une cour islamique du nord du Nigeria.
L'affaire de Safiya Husaini avait pris une dimension internationale,
et avait suscité de vives protestations, notamment en
Europe. Le juge en chef de la cour d'appel islamique de Sokoto,
a levé l'ensemble des accusations qui peseaient sur elles.
Il a fallu deux heures au tribunal pour rendre sa décision,
qui avait été reportée d'une semaine.
Safiya Husaini avait été a été condamnée
à mort en octobre 2001 par le tribunal islamique de Sokoto
qui, constatant qu'elle avait donné naissance à
une petite fille en février 2001 alors qu'elle était
divorcée, l'avait déclaré coupable d'adultère.
Selon la charia, une femme divorcée commet un adultère
si elle a des relations sexuelles sans être remariée.
Dans un premier temps, elle avait accusé un ami de son
père de l'avoir violée. En janvier, elle déclarait
que le père d'Adama était, en fait, son dernier
mari. Selon la charia, une femme ne peut être considérée
comme adultère si elle accouche d'un enfant dont le père
est son ex-mari, dans un délai pouvant aller jusqu'à
sept ans après la dissolution du mariage.
Compte rendu du Rassemblement 5 mars 2002, par La Marche des
Femmes - appel "sauver Safiya".
Le 5 mars au soir, de 150 personnes se sont rassemblées
devant l'ambassade du Nigeria pour demander grâce et vie
sauve pour Safiya.
Une délégation de 4 personnes (Femmes Solidaires
- Marche mondiale des femmes/Collectif National Droits des Femmes
- Choisir-la Cause des femmes et une parlementaire du PC) a
été reçue à l'ambassade par le conseiller
politique, Mr A.O Adesugba et lui a remis les pétitions.
Compte-rendu succinct :
Les
questions de la délégation : Nous avons dit notre
inquiétude sur la situation des femmes dans les pays
où la charia sévit et sur les châtiments
barbares qui leur sont appliqués. Nous avons rappelé
le cas d'Abok, autre jeune fille condamnée au Soudan
qui a échappé à la mort mais a subi 75
coups de fouet. Nous demandons que la condamnation de Safiya
soit annulée et espérons que cela pourra profiter
à toutes les femmes du monde qui subissent la charia.
Le président Obasanjo affirme dans un communiqué
de presse que "Safiya ne sera pas condamnée à
mort". Comment va-t-il intervenir ? Quelle assurance avons-nous
qu'elle sera sauvée de toute forme de châtiment
? si elle est condamnée après avoir passé
toutes les possibilités de recours et que le président
la gracie, est-on certain que l'état du Sokoto obéira
? Ne craignez-vous pas que d'autres états du Nigeria
se mettent à appliquer la charia ?
Réponse du conseillé : Il nous a « remercié
pour l'intérêt international porté à
Safiya... et ... assuré que nos préoccupations
étaient comprises et que beaucoup de nigérians
les partageaient ». Il a insisté sur le fait que
« le Nigeria est un pays démocratique qui s'est
engagé sur la voie du respect des droits de l'homme et
de la justice et où existe la pluralité des opinions,
politiques et religieuses. Mais une autre faction du Nigeria
pense le contraire, notamment le Nord ». Il explique que
"le Nigeria a une constitution et 36 états, une
structure fédérale qui donne pouvoir aux états
de légiférer sans passer par le niveau fédéral...
Il faudra que l'intervention politique soit équilibrée
pour ne pas gêner le processus judiciaire... l'intervention
politique ne doit pas être prise comme une tentative d'escamotage
de la justice». Il pense que «même à
l'intérieur des juges de la cour de la charia, il y a
maintenant discussion sur la nécessité de l'appliquer
dans son intégralité et de la nécessité
de l'adapter à l'évolution des mentalités».
Pour lui « Safiya est un test pour la démocratie
» Pour conclure il pense que « nous devons faire
confiance au président et que Safiya sera sauvée
».
Nous prenons donc acte de la volonté de sauver Safiya
et comprenons qu'il faut pour cela beaucoup de "diplomatie".
Cependant, nous devons absolument rester très vigilant-es
et être prêt-es, dés connu le verdict du
18 mars, à nous mobiliser de nouveau.
Texte du communiqué de presse de l'ambassade
Président Obasanjo : "Safiya ne sera pas condamnée
à mort"
S'adressant à la communauté internationale lors
d'une conférence de presse à Rome, le président
Obasanjo s'est dit fermement convaincu que Safiya Hussaii Tunga-Tudu,
la femme accusée d'adultère par un tribunal charia
de Sokoto, ne sera pas condamnée à mort.
Cependant, exprimant l'espoir que la vie de Safiya soit épargnée,
le président Obasanjo a déclaré qu'il s'attend
à ce que soit faite "une justice qui satisfera toutes
les personnes éprises de justice dans l'affaire Safiya".
Le président Obasanjo a saisit l'occasion pour remercier
la communauté internationale de l'intérêt
qu'elle porte au procès de Safiya, précisant que
l'engouement international pour cette affaire qui concerne une
femme seule, d'un village reculé, démontre évidemment
que le monde est véritablement devenu un village global.
A.O Adesugba pour l'ambassadeur
En attendant, continuons
à faire signer la pétition
en ligne ou l'envoyer par courrier :
Femmes Solidaires 25 rue du Charolais 75001 Paris
ou Marche mondiale des femmes/CNDF 104 rue des Couronnes 75020
Paris
ou Mr l'Ambassadeur, Ambassade du Nigeria, 173 avenue Victor
Hugo 75016
Paris, Fax : 01 47 04 47 54.
Texte de la pétition :
"Grâce et liberté pour Safiya
Monsieur l'ambassadeur,
nous sommes profondément choqué-es par la condamnation
à mort par lapidation de Safiya Hussaini. Nous demandons
l'annulation de cette décision. Nous dénonçons
cette condamnation barbare, violente et injustifiée.
La peine de mort bafoue les droits humains les plus fondamentaux.
Cette condamnation montre une fois de plus le terrible sort
fait aux femmes par la charia. Nous demandons au président
du Nigéria de prononcer la grâce de Safiya pour
qu'elle échappe à cette peine capitale et retrouve
sa liberté".
Nom et Signature
Une action écrire à l'Ambassade du Nigéria
"Le journaliste Ettore Masina demande qu'on adresse une
lettre à l'ambassade du Nigeria demandant la grâce
pour Safya Husseini Tungar Fudu, une femme de 30 ans, condamnée
selon la législation fondamentaliste du Nigeria à
être enterrée vivante jusqu'à la poitrine
puis lapidée à mort pour avoir eu un enfant sans
être mariée. Le père présumé
a évidemmenet été absout pour insuffisance
de preuves. Puisqu'on accorde aux femmes venant d'accoucher
un délai de 144 jours depuis la naissance de l'enfant,
l'exécution aura lieu le 12 janvier (jugement reporté
au 18 mars prochain NDRL). On demande d'écrire un court
message du genre :
" Je demande (nous demandons) au Président de la
République du Nigeria d'accorder la grâce à
Safya Husseini Tungar Fufu... "
ou encore
"Mr. Ambassador,
I ask you to plead towards the President of Nigerian Republic,
for the life of Sayfa Husseini Tungar-Tudu.
Thank you"
et de l'adresser par courrier :
Ambassade du Nigeria
173 ave Victor Hugo
75016 Paris
tel 01 47 04 68 65
ou par fax : 01 47 04 47 54
ou par courriel : embassy@nigeriaparis.com
Ou cliquez
ici
Autre signe de soutien : Ecrire une vraie lettre à
ministère de la Justice du Nigéria (Amnesty)
Rassemblement pour demander la grâce
de Safyia Yakubu Hussaini, mardi 15 janvier 2002.
"Condamnée à mort pour avoir donné
la vie " est l'une des phrases qui figurent sur une pancarte
du rassemblement de soutien à Safya Husseini, devant
l'Ambassade du Nigeria à Paris. L'appel, maintenu malgré
l'annonce du report du jugement au 18 mars prochain, avait été
lancé par MRAP, l'info avait circulé sur la toile
sans que l'on en connaisse l'origine. La mobilisation internationale
pour demander la grâce de cette Nigériane de trente
ans avait débuté en novembre dernier, à
l'initiative d'Amnesty notamment. La majorité des manifestants,
environ 60, était masculine. Plusieurs représentantes
prennent la parole, des militantes de MRAP, une syndicaliste
(PC) et deux musulmanes. Une femme iranienne alerte l'assistance
: le combat mené par Safya est une lutte contre la charia.
Les Iraniennes, les Afghanes, les Algériennes et tant
d'autres femmes sont maltraitées ou parfois menacées
de mort par la loi islamique. Et ce doit être un combat
commun. Mumia Abu Jamal est lié à Safya Husseini
par-delà des cultures et des milliers de kilomètres
qui les séparent, leur bataille et leur drame personnel,
symbolisent aussi l'engagement pour l'abolition de la peine
de mort sur la planète. La mobilisation continuera pendant
les semaines qui nous séparent du procès.
Vous pouvez, si vous le souhaitez, vous informer directement
via les sites associatifs, en particulier via Amnesty qui nous
invitent à écrire au Ministre de la Justice nigérien,
"toute vigilance est encore recommandée et la campagne
d'écriture de lettres se poursuit. " (www.droitsdesfemmes.net).
(Vous trouverez un modèle de lettre pour condamner l'emploi
de toute forme de torture inhumaine et dégradante, telles
que la flagellation, la lapidation au Nigéria et manifester
vos préoccupations pour le cas de Madame Safyia Yakubu
Hussaini).
Cyberhumanisme.org
Suite :
Appel au rassemblement à Paris
le 5 mars.
SAFIYA - LIENS POUR
AGIR
Page spéciale (mise à jour fréquente)
de Cybersolidaire.org (Québec) :
NON
aux lapidations de Safiya, de Sima et d'Afsaneh!
Liste de diffusion : Restez au courant des développements
sur la libération de Safiya
http://poyel.com/safiya/#mailing
Réseau pour Safiya - page spéciale, synthèse,
actions, actus
http://www.annuaire-au-feminin.tm.fr/URGENCEsafyia02.html
Pétition en ligne http://www.afrik.com/petition_main.php
Amnesty International Femmes http://www.droitsdesfemmes.net
Quelques liens pour s'informer (2002):
NIGERIA:
SAFIYA POURRAIT ÉCHAPPER À LA LAPIDATION
(Les juges ont reporté leur décision au 25 mars,
Libération. (Archives liste cyberhumanisme)
Dernieres
nouvelles sur Safiya
Nicole de Cybersolidaire, 18 mars 2002 (Archives liste cyberhumanisme)
Des
nouvelles tres encourageantes concernant Safiya
Nicole de Cybersolidaire 20 mars 2002 (Archives liste cyberhumanisme)
Pour en savoir plus sur l'application de la loi pénale
coranique (Charia) au Nigeria :
Le Monde du 16/01/2002 et Human Right Watch du 23/10/2001.
Voir le site de l'ambassade du Nigeria à Paris :
http://www.nigeriaparis.com/press.htm
Le Nigeria saisi par la charia, Le Monde, 16 janvier 2002:
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3230--258497-,00.html
Une arme religieuse au service d'interets politiques" ,
Libération, 15 janvier2002
http://liberation.fr/quotidien/semaine/020115-010009037MOND.html
http://france.indymedia.org/front.php3?article_id=9343&group=webcast
(info sur Indymédia)
http://www.radiofranceinternationale.fr/
(dossier de RFI)
URGENT
: ABOK, AUTRE CONDAMNÉE À LA LAPIDATION (pétition)