
SOS pour Amina Lawal
Il avait eu Safiya, et aujourdhui,
une autre Nigériane, Amina Lawal âgée de
30 ans déjà mère de deux enfants, vient
dêtre condamné à mort (elle sera ensevelie
vivante et lapidée !) Sa condamnation a été
confirmée lundi 19 août 2002. Son crime ? Avoir
donné naissance à une petite fille hors mariage.
"Arrêtée le 4 mars par des habitants de Kurami,
son village, retrace Cybersolidaire, elle a déclaré
qu'elle était sortie ces 11 derniers mois avec Yahaya
Mohammed qui aurait promis de l'épouser si elle consentait
à avoir des relations sexuelles avec lui. Il a admis
sa relation avec Amina, mais il a bien sûr nié
avoir eu des relations sexuelles avec elle. Le tribunal a retiré
les charges portées contre lui, Amina n'ayant pas pu
présenter 4 hommes témoins comme l'exige la charia."
Amina sera exécutée, par lapidation début
2004, une fois qu'elle aura élevé sa fillette
de huit mois, Wasila.
Grâce au travail des ONGS de défense des droits
de l'homme et de la femme, et à une vaste mobilisation
internationale, Safiya a été acquittée,
aujourd'hui, il est encore possible d'agir, notamment en écrivant
à l'Ambassade du Nigeria de votre pays. Nous proposons,
une série de liens pour agir. Depuis plusieurs mois,
nous alertons nos lecteurs : Méfions-nous des fausses
pétitions, comme c'est le cas de la prétendue
pétition d'Amnesty International Espagne <www.amnistiaporsafiya.org>
, HoaxBuster
publie un avertissement à ce sujet, s'appuyant sur l'avertissement
d'Amnesty France. Si vous souhaitez agir, vous pouvez signer
et faire connaître plusieurs actions en ligne coordonnées
d'un côté par Amnesty Belgique et de l'autre par
le collectif "Ensemble contre la peine de mort".
Cyberhumanisme
2003 - 2003
Flash
Amina Lawal acquitée (24 septembre 2003)
Nigeria : accusée
d'adultère, Amina Lawal est acquitté
(AFP)
Amnesty Femmes
Flash : Amina est acquittée, la lutte
continue.
Flash
Amina Lawal (27 août 2003)
AGIR CONTRE LA PEINE
DE MORT ET POUR AMINA ET...
LES AUTRES !
Amnesty Femmes Message Flash
Amina Lawal (27 août 2003)
Le verdict du procès en appel
de l'affaire Amina Lawal, condamnée pour adultère
en première instance à la peine de mort par lapidation,
a été ajourné mercredi au 25 septembre
par un tribunal islamique du nord du Nigeria. "La Cour
a entendu les deux parties aux procès, et ajourne son
verdict au 25 septembre", a déclaré
à l'issue du réquisitoire et de la plaidoirie
la plus haute autorité juridique islamique de l'Etat
de Katsina, le grand cadi Aminu Ibrahim qui présidait
l'unique journée d'audience. (source: AFP)
Afin d'harmoniser toutes les bonnes volontés
et pour une plus grande réactivité merci de stopper
la diffusion du prétendu message d'Amnesty International
Espagne et de renvoyer vos connaissances sur le site officiel
français.
En
attendant, nous maintenons notre action contre la peine de mort
au Nigeria, et en faveur d'Amina: amnestyinternational.be
Peine de mort confirmée pour une Nigériane
accusée d'adultère
FUNTUA (Nigeria) (AFP) - La Cour d'appel islamique
de Funtua (Etat de Katsina, nord du Nigeria) a confirmé
lundi la condamnation à mort par lapidation d'une jeune
femme pour adultère.
Suivant le jugement en première instance,
le juge Aliyu Abdullahi a ordonné que Amina Lawal, 30
ans, soit exécutée par lapidation à partir
de janvier 2004, une fois qu'elle aura élevée
sa fillette de huit mois, Wasila.
A la lecture du verdict, le public présent
dans la salle d'audience s'est exclamé "Allah est
grand", tandis que la condamnée fondait en larmes,
a constaté un correspondant de l'AFP.
Les avocats de la défense ont annoncé
qu'ils déposeront un nouvel appel contre ce jugement.
Si cette condamnation est appliquée, Amina Lawal, 30
ans, serait la première Nigériane exécutée
par lapidation depuis l'introduction de la Charia (loi islamique)
dans douze Etats du nord du Nigeria ces trois dernières
années. Amina Lawal avait été condamnée
à mort le 22 mars dernier par le tribunal de Bakori,
dans l'Etat de Katsina, parce qu'elle avait avoué attendre
un troisième enfant alors qu'elle était divorcée
et mère de deux enfants.
Selon la charia, une femme mariée une
première fois, même si elle a divorcé, commet
un adultère si elle a des relations sexuelles sans être
remariée. La grossesse est la seule preuve requise. Son
cas est la deuxième affaire dans laquelle une femme est
condamnée à la lapidation pour adultère
aux termes de la Charia, dans un pays où les relations
entre communautés chrétienne et musulmane sont
extrêmement tendues.
Ses avocats espéraient pouvoir convaincre
la Cour d'appel d'infirmer le jugement de première instance,
comme l'avait fait une autre Cour d'appel islamique pour Safiya
Husseini, 25 ans, condamnée à la lapidation pour
les mêmes motifs et acquittée en appel en mars
dernier. Ils avaient promis que si la Cour de la petite ville
de Funtua, à 300 km au nord de la capitale Abuja, choisissait
de confirmer la condamnation à mort, ils intenteraient
un nouveau recours - devant la Cour d'appel islamique de l'Etat
de Katsina, puis devant la Cour suprême du Nigeria. Mais
Amina, malade et sous pression depuis des mois, avait déclaré
aux journalistes lors de la dernière audience, le 6 août,
qu'elle accepterait le verdict de la cour, quel qu'il soit.
"Je m'en remets à Allah", avait-elle conclu,
tout en berçant son bébé dans ses bras
devant le bâtiment en béton du tribunal.
Plutôt que de remettre en cause la Charia
et la compétence de la Cour, les défenseurs d'Amina,
un avocat d'Abuja et un expert en Charia, ont préféré
arguer que l'accusation était infondée. La défense
plaide qu'Amina Lawal a conçu son enfant avant l'instauration
de la charia dans l'Etat de Katsina, même si sa naissance,
preuve de son "adultère", est survenue après.
Le procureur, Isma'il Ibrahim, avait quant à lui, lors
de l'audience du 6 août, demandé à la cour
de confirmer la sentence prononcée par le tribunal islamique
de Bakori.
La Cour d'appel islamique de Funtua a d'ores
et déjà décidé que, quel que soit
son verdict, l'exécution ne pourrait avoir lieu avant
janvier 2004 pour permettre à Amina d'élever sa
dernière fille, Wasila, née en décembre
2001. Les défenseurs des droits de l'Homme et certaines
organisations internationales ont tiré la sonnette d'alarme,
soulignant que le cas d'Amina démontrait clairement que
la loi islamique, telle qu'appliquée au Nigeria, discriminait
les femmes. Depuis le retour du gouvernement civil en 1999,
douze Etats du nord - où les musulmans sont majoritaires
- ont remis en vigueur la Charia, attisant les tensions entre
communautés chrétienne et musulmane, et provoquant
des émeutes qui ont fait plusieurs centaines de morts.
Malgré une tentative pour déclarer inconstitutionnelle
la loi islamique, le gouvernement fédéral a pour
le moment évité la confrontation directe avec
les gouverneurs de ces Etats.
http://fr.news.yahoo.com
- 2002
AMINA - LIENS POUR AGIR
Action
en faveur d'Amina: amnestyinternational.be
Pétition
en ligne du collectif pour l'Abolition de la peine de mort
pour Amina.
HoaxBuster
Amnesty
France
Amnesty Internation Femmes
Cybersolidaires (synthèse actualisée)
Informations
sur Amina (l'annuaire au Féminin, France)
Appel urgent pour Amina (Amnesty en anglais)
Amnesty International, action pour Amina (anglais)
Ambassade
du Nigeria dans votre pays
Archives
2002 pages spéciales Amina et Safiya...